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Généalogie
Mesnard-Maynard
Le Pair de France
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Pour m'écrire:
mesnard{tiret}maynard
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XXI-2° Degré
Louis-Charles-Bonaventure-Pierre de MESNARD, Pair de France
Louis-Charles-Bonaventure-Pierre, chevalier, Comte
de Mesnard à la mort de son frère aîné Edouard
assassiné le 12 octobre 1797, Seigneur de la Barotière, né à Luçon le 18
septembre 1769, fut reçu en minorité chevalier de Malte, le 21 août 1774, entra
à l’Ecole
Royale Militaire de Brienne, où il connu avec le futur empereur Bonaparte,
alors son condisciple. Sous-lieutenant aux carabiniers en 1786, il fut présenté
au Roi et admis à monter dans ses carrosses. Lieutenant de remplacement dans le
régiment de Conti-dragons, puis capitaine au même titre, en 1789, il se
trouvait à Paris lors de la fuite de Louis XVI. Arrêté puis relâché peu après,
il rejoignit l’armée des princes à Coblentz, fit la campagne de 1792 dans
les gardes du corps du Roi, et à l’époque des licenciements, se retira en
Angleterre où il reçut des secours de lord Maynard, chef d’une ancienne
famille anglaise élevée à la pairie en 1766 et issue d’un Maynard
figurant dans les chevaliers accompagnant Guillaume, duc de Normandie en 1066.
Il n’y a pas de preuve de parenté avec les Mesnard-Maynard du Poitou mais
les services qu’il rendit au Comte de Maynard émigré ont suscité sa
profonde reconnaissance attestée dans les courriers échangés.
Le comte de Mesnard nommé capitaine du régiment au service de la
Grande-Bretagne, commandé par le comte de Périgord, il rejoignit ce régiment en
Hollande, dans le rigoureux hiver de 1794 à 1795, et revint bientôt en
Angleterre pour recruter les français qui devaient composer la compagnie. Il
fit alors partie de l’expédition de l’Ile-Dieu et retourna en
Angleterre après qu’elle eut échoué. Lors du licenciement du régiment du
Périgord, le comte de Mesnard tenta en vain d’aller aux Indes, mais ayant
trouvé trop d’obstacles à la réalisation de ce projet, il quitta
l’Angleterre en 1797, voyagea en Europe, et, en 1800, fut appelé auprès
de la Reine, femme de Louis XVIII, jusqu’en 1802, époque à laquelle il pu
rentrer en France, où ses anciennes relations avec Bonaparte lui ouvraient une
brillante carrière. Mais il fallait prêter serment et cela lui répugnait, il
renonça donc à revoir sa patrie, alla à Londres, et eut l’honneur
d’être admis dans l’intimité du duc de Berry. Marié en 1806 à Miss
Sarah MANSON, d’une ancienne famille du Shrewsbury, et veuve du
major-général anglais Blondell, il habitat la campagne jusqu’en 1813.
Cette année là, il accompagna le duc de Berry à Jersey et ensuite à Cherbourg,
où il fut chargé par le prince d’une mission de confiance près de
Joséphine.
A la Restauration, le Comte de Mesnard reçut le brevet de colonel, fut nommé
chevalier de Saint-Louis, aide-de-camp et gentilhomme d’honneur de M. le
duc de Berry. En 1815, il suivit le Roi à Gand et remplit un rôle important
près de Wellington, qui le chargea de communications pour le duc de Berry et
pour le duc de Feltre.
En 1816, le comte de Mesnard fut nommé premier écuyer de Mme la duchesse de
Berrry, qu’il alla recevoir à Marseille.
Attaché à l’inspection de la
première division militaire en 1816 et 1818 (voir ci-dessus), commandant du
département d’Eure et Loire, en 1820, il était aux côtés du duc de Berry
lors de l’assassinat du prince, qui lui rendit le poignard arraché de sa
poitrine.
A la naissance du duc de Bordeaux, le comte de Mesnard fut attaché au jeune
enfant en qualité d’aide de camp et fut nommé commandeur de la Légion
d’Honneur, gouverneur du château de Rosny, et plus tard en 1823,
commandeur de Saint-Louis et Pair de France, avec un majorat de 12.000 francs.
Le Roi de Naples le nomma chevalier grand-croix de Saint-Constantin en
1824 et grand-croix de l’Ordre de Saint-Ferdinand en 1825. De son côté,
Charles X lui conféra, le 3 juin 1827, le cordon bleu. Il fut choisi pour être
président du deuxième collège électoral de Vendée. En 1828 et 1829, il
accompagna Mme la duchesse de Berry dans les voyages qu’elle fit dans
l’Ouest et dans le Midi. En juillet 1830, absent de la Cour, il la
rejoignit aussitôt à Rambouillet, s’embarqua avec elle à Cherbourg et
reçut la mission, à son arrivée à Londres, de la part des ministres du Roi
d’Angleterre, de remettre à Charles X une lettre de ce souverain.
Après avoir repris ses fonctions auprès de la duchesse de Berry, il
l’accompagna encore dans divers voyages malgré ses 62 ans en 1831. Il la
suivit en Hollande, en Italie, puis fut arrêté à Nantes en 1832 avec elle après
s’être caché dans un réduit dissimulé derrière une cheminée. Les bleus
ayant fait un feu dans la cheminée pendant qu’ils fouillaient la maison,
ils furent obligé d’en sortir sous peine de mourir
étouffés.

Lettres de la Duchesse de Berry au Comte de Mesnard
Conduit à Blaye puis à Montbrison, il fut acquitté
par le jury sur la plaidoirie de Maître Hennequin. Aussitôt mis en liberté, il
sollicita du Conseil des ministres la faveur d’aller reprendre ses
fonctions auprès de la prisonnière de Blaye, ce qu’il obtint. On retrouve
une abondante correspondance avec le maréchal Soult à ce sujet. Ci-dessus la
lettre où la Duchesse lui demande de revenir lui tenir compagnie dans sa prison
de Blaye.
A la sortie de Blaye, le comte de Mesnard se rendit avec la duchesse en Italie,
puis elle l’envoya à Londres et en France régler tous les intérêts
qu’elle y avait et vendre pour acquitter ses dettes ses livres et les
objets précieux qui lui appartenaient.
Rentré dans sa famille avec l’autorisation de la duchesse de Berry, il
décéda le 15 avril 1842.
Chateaubriand raconte dans ses "Mémoires
d'Outre-Tombe" ces aventures et cite à plusieurs reprises le Comte de
Mesnard qu'il connaissait bien.
Mme G Ducrest, dans ses « Mémoires sur l'impératrice
Joséphine, ses contemporains, la cour de Navarre et de Malmaison »,
Tome second, 1995, cite le Comte de
MESNARD p 271, 272, et 273, ainsi que p 321, et 322, en disant de lui
qu’il était un proche de Joséphine de Beauharnais (et d’elle-même).

Gravure sur bois du Comte de Mesnard
Le Comte de Mesnard avait eu de son mariage avec
Miss Sarah MANSON décédée à Paris en mars 1856 :
1) Charles-Ferdinand-Windsor, qui a reconstruit le château de
Mesnard-La-Barotière, qui suit,
2) Elisabeth-Aglaé, née en Angleterre, le 17 avril 1817, mariée en 1835,
à Ludovic LE PELLETIER, comte de Rosambo, fils du marquis de Rosambo, Pair de
France, et d’Henriette d’ANDLAU, décédée en 1837.
XXII-1° Degré
Charles-Ferdinand-Windsor
comte de MESNARD
Charles-Ferdinand-Windsor, chevalier, Comte de
Mesnard, Seigneur de la Barotière, né le 31 mai 1809, ancien page de Charles X.
Il a fait reconstruire le château de Mesnard-La Barotière qui avait été brûlé
pendant la révolution. Marié à Flora de BELLISEN, fille du marquis de BELLISEN
et de Mme de la GALLISSONNIERE, petite-fille de l’illustre amiral de ce nom,
dont :
- Caroline, tenue sur les fonds baptismaux par LL.
MM le Roi et la Reine de Naples, décédée sans descendance.
XXII-2° Degré
Elisabeth-Aglaé mariée en 1835, à Ludovic LE
PELLETIER, comte de Rosambo, dont descendance survivante de nos jours. Ayant
hérité du domaine de Mesnard-La Barotière.