Généalogie Mesnard-Maynard

 

 
 BIENVENUE
Origine: Vendée (Poitou, France)
Première trace: 1046 à Talmond (Vendée)
Filiation suivie à partir de 1382
Devise: "Pro Deo et Rege"

Les vieux documents citant des MESNARD-MAYNARD de 1046 à 1388

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Sommaire


Château de Talmond Saint-Hilaire

Les vieux documents citant des MESNARD-MAYNARD de 1046 à 1388.


I) Pour l'année 1046, le Capitaine de l'Abbaye de Sainte-Croix de Talmond cite un MAINARD et son fils Pierre à l'occasion de la donation de la moitié de l'Eglise de Saint-Julien qu'il fit à l'Abbaye de Sainte-Croix peu après sa fondation.
Cette donation était faite avec le consentement de ses frères, son fils Pierre et de son suzerain Ronnufle de BOUILLE, Baron du Poiroux.
Dans ce cartulaire ce MAINARD est donné comme fils de DURAND lui-même fils de GRIMOU. Donc dès cette époque pour avoir un suzerain ce MAINARD était un homme noble, mais il n'avait pas encore de nom patronymique, MAINARD était son prénom.

II) Pour l'année 1050, le cartulaire du Prieuré de Fontaines cite ce Pierre, fils de MAINARD, qui intervenait comme témoin à l'occasion de la fondation de ce Prieuré par Guillaume le Jeune Prince de Talmond.
Monsieur MARCHEGAY dans son ouvrage "Publication des Cartulaires du Bas-Poitou" cite à la page 89 ce cartulaire de 1050.

III) Pour l'année 1056 le Cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix de Talmond cite à nouveau ce Pierre, fils de MAINARD, comme témoin des libéralités faites par le Prince de Talmond à cette Abbaye, fondée par son père.
ces deux documents montrent bien que ce Pierre, fils de MAINARD, était noble pour ce témoin du Prince de Talmond, qui était le Suzerain du Baron du Poiroux, Seigneur de ce Pierre, fils de MAINARD.

IV) Les listes de la bataille d'Abbey (Hastings), qui livra l'Angleterre à Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie en 1066, citent, aussi les Chevaliers Poitevins qui accompagnaient le Duc, un MAIGNARD ou MAYNARD. De ce Chevalier, les généalogistes anglais on fait l'auteur des MAYNARD d'Angleterre, les Vicomtes MAYNARD, élevés à la Pairie, et, rattachent Cette famille des Lords MAYNARD à la famille MESNARD-MAYNARD du Talmondais. ces MAYNARD d'Angleterre ont toujours revendiqué cette parenté et cette origine Bas-Poitevine.
Au moment de l'Emigration, Lord MAYNARD reçut Louis Charles Comte de MESNARD et le traita en parent et en ami.

V) Pour les années de 1090 à 1095, trois chartres du Talmondais, déposées aux Archives de la Vendée et citées dans l'ouvrage de Monsieur MARCHEGAY pages 96, 98 et 100, citent un MAINARD qualifié de neveu de Guillaume le Jeune Prince de Talmond et surnommé "Famulus de Pépin II".

VI) Le cartulaire numéro 64 de l'Abbaye de Sainte-Croix de Talmond cite ce MAINARD dit "Famulus de Pépin II" comme ayant fait don d'une sextrée de terre près de la Martinière pour la sépulture de sa fille.

VII) Vers la même époque un autre cartulaire de cette même Abbaye, cité par MARCHEGAY page 100 de son ouvrage relate la concession d'une pêcherie au Prieuré de Fontaines, faite par Pierre II de BOUILLE, Baron du Poiroux et petit-fils de Ramufle de BOUILLE cité en 1046. Parmi les témoins de cette concession le cartulaire mentionne Gausbert MAINARD, Chevalier.

VIII) Les Archives du Cabinet de l’Ordre du Saint-Esprit mentionnent ce Gausbert MAINARD parmi les Chevaliers qui participent à la I° Croisade et ses armoiries sont décrites "d'Argent fretté d'Azur à six pièces".
Ces documents établissent donc d'une façon positive l'existence dans le Talmondais au XI° siècle, d'une famille de Chevaliers, ayant une position assez conséquente, puisque l'un deux était apparenté à un Prince de Talmond. D'autre part ces mêmes documents montrent que cette famille au début n'a pas de nom patronymique mais que dès la fin du XI° siècle elle a adopté le patronyme de MAINARD et que ses armoiries sont celles de la famille MESNARD-MAYNARD.
L'orthographe MAINARD semble être exacte, elle est la traduction littérale du latin "MAINARDUS" venu lui-même du Germanique MAIN HART qui veut dire "Homme Dur" ou "Homme Sauvage".
Le XII° siècle nous fournit peu de documents, quatre au total, et un seul MAINARD est cité, ce fut Aimery MENART, cité au début du siècle et en 1182. Ce personnage aurait soit vécu très vieux, ce qui n'est pas impossible, plusieurs rois capétiens notamment Philippe Auguste ont vécu fort longtemps, soit que ce MAINART eu un fils ou un petit-fils prénommé Aimery comme lui, ce qui est probable aussi.

IX) Ce cartulaire numéro 387 de l'Abbaye de Sainte-Croix de Talmond relate la donation de vignes et de quartier de cens à prendre sur les jardins du Poiré. Cette donation était faite au début du XII° siècle par MAHENCHIA, première femme d'Aimery de BOUILLE, Baron du Poiroux, à cette Abbaye, gouvernée alors par Guillaume de CHEMILLE. Ce cartulaire cite parmi les témoins de la donation Aimery MENARD, Chevalier possessionné dans le fief du Poiroux.

X et XI) deux chapitres de l'Abbaye de Boisgrolland, déposées aux Archives de la Vendée et cités dans l'ouvrage de M. MONCHEGAY pages 249 et 255, relatent les libéralités faites par cet Aimery MENART à cette Abbaye à l'occasion de sa fondation par son seigneur Aimery de BOUILLE, Baron du Poiroux.

XII) Pour l'année 1182 une chartre de cette même Abbaye, déposée aux Archives de la Vendée et citée dans l'ouvrage de M. MONCHEGAY page 240, relate une donation faite in extremis à cette Abbaye par Pierre III de BOUILLE, baron du Poiroux et fils du fondateur Aimery de BOUILLE.
Dans ces documents du XII° siècle on peut établir une filiation suivie cependant nous devons souligner que nous retrouvons des lieux, des Abbayes et des personnages déjà cités au XI° siècle ou apparenté avec eux, certains comme les CATUS seront alliés avec les MESNARD-MAYNARD.
Le XIII° siècle sera plus riche en documents et en personnages qui permettront d'établir la filiation comme suivie.

XIII) Pour l'année 1219 le cartulaire de l'Abbaye de Boisgrolland fondée par Aimery de BOUILLE, Baron du Poiroux, relate un arrangement intervenu au sujet des marais situés à CHAMPAGNE entre cette Abbaye et Bernard de SECONDIGNY en présence d'Olivier MENART.

XIV) Les archives de l'Ordre des Chevaliers de l'Hospital (ou Chevaliers Hospitaliers) citent comme faisant partie de l'Ordre cet Olivier MENART.

XV) Pour l'année 1243 les titres de l'ancienne Seigneurie de la Margelle paroisse de Longeville, qui figurent dans la collection Benjamin FILLON, mentionnent Geoffroy MAINART Chevalier et son fils Pierre, pour un don qu'ils firent à l'Eglise de Longeville et qui consistait en deux mesures de froment à prendre dans une terre qu'ils possédaient dans le fief d'Aimery de MORIC. Un Aimery de MORIC avait été cité avec Aimery MENART en 1182.

XVI) En 1765 François RUCHAUD, Fermier des Biens du Monastère des Fontenelles fit l'analyse des chartres de ce monastère et cette analyse figure dans la collection Benjamin FILLON. Pour l'année 1244 une de ces chartres mentionne une transaction intervenue entre ce Geoffroy MAINART et les moines de ce monastère au sujet de la donation d'une rente de quinze sous, assise sur les Marais situés près de CURSON. Cette donation avait été faite par Jean JADEAU, prêtre pour l'entretien d'une lampe dans l'Eglise du monastère.

XVII) Une chartre signée par le Roi Louis IX, Saint-Louis, et datée de Damiette en Egypte mentionne parmi les Chevaliers avisés ayant accompagné le Roi à la VII° Croisade ce Geoffroy MAINART et son fils Pierre, cités comme Gentilshommes du Comte de Thouars. Geoffroy MAINART et son fils Pierre blasonnaient "d'Argent fretté d'Azur à six pièces".
C'est de Geoffroy MAINART et son fils Pierre que part la filiation connue des MESNARD-MAYNARD.

Ces divers documents montrent bien qu'une famille de Chevaliers du Talmondais avaient pris pour nom patronymique "MAINARD" ou "MAINART" et pour armes "d'Argent fretté d'Azur à six pièces" nom et armes que la famille "MESNARD-MAYNARD" à toujours porté depuis.
Geoffroy MAINART et son fils Pierre étaient devenus les vassaux des Vicomtes de Thouars parce que ces derniers avaient hérité de la principauté de Talmond.

XVIII) Pour l'année 1288 les titres de l'anciennes Seigneurie de la MARZELLE déjà citée en 1243, ces titres figurant à la collection Benjamin FILLON, mentionnent Guillaume MAINART.
Ce dernier en présence de sa femme Marguerite BUSCHET, de son fils Herbert et de la famille AELIZ, faisait cession le 15 octobre 1288 à Aimery MARTINEA de tous les Biens qu'il possédait dans la paroisse de Longeville, moyennant dix sols de redevance payable à la Saint-Martin, un cheval et trois boisseaux d'Avoine, rendus à son Hôtel de la Vergne. Guillaume est mentionné comme Chevalier et Seigneur de la Vergne-Cornet.
Cette seigneurie était un fief de la famille CORNET, tombée entre les mains de Guillaume, nous allons la voir par la suite régulièrement possessionnée par les MESNARD-MAYNARD.
C'est de Guillaume MAINART et de son fils Herbert que Monsieur de COURCELLES fait partir la filiation suivie de la famille du Comte de MESNARD, Pair de France en 1823.

XIX) Herbert MAINART, déjà cité en 1288 est cité encore dans un aveu rendu en 1331 à Girard REGNAUD Chevalier. Cet aveu figure dans les Archives de la Baronnie du Poiroux, nous donnons plus loin une copie de cet aveu. Dans cet aveu Herbert MAINART est intitulé Valet, c'est-à-dire Chevalier,  et Seigneur de la Vergne.
Avec Herbert MAINART nous arrivons au XIV° siècle, et nous savons qu'Herbert fut père de:
  1) Jehan MAINART,
  2) René MAINART,

XX) L'acte de mariage de Jehan MAINART avec Jehanne Robert de LIGNERAC de LEZARDIERE figure dans les archives des Seigneuries de la Cornetière et de l'Isle-Bernard qui furent régulièrement possessionnés par la famille MESNARD-MAYNARD. Dans cet acte Jehan MAINART est qualifié d'Ecuyer et de Seigneur de la Vergne-Cornet. Nous savons qu'il fut le père de Jehan II MAINART dit "Poietou" écuyer du Duc de Berry.

XXI) Un acte d'échange du 3 mai 1367 portant sur quelques vignes situées dans la paroisse de Longeville, mentionnée comme parties de Pierre PARIS d'une part et de Jehan MAINART et son frère René d'autre part.
Nous savons qu'en 1390 Jehan MAINART était mort, laissant sa femme Jehanne de LIGNERAC de LEZARDIERE, veuve avec enfants mineurs. Mais de sa descendance nous ne connaissons que son fils Jehan dit "Poietou", dont CHERIN fait partir la filiation suivie des MESNARD-MAYNARD en 1400, donc au début du XV° siècle.

Documents se rapportant à des actes et concessions

XIV° siècle:
XXII) L'historien Anglais RYMER raconte qu'en 1310 Jehan MAINART fut nommé par Edouard II, Roi d'Angleterre, gouverneur de la Forteresse de Balmont.

XXIII-XXIV) Les Archives de Saint-Martin des Champs à Paris mentionnent qu'en l'année 1352 le 28 Juillet Jehan MAYNARD fut commis par Edouard III, Roi d'Angleterre à la garde du Château de Brest, et qu'ensuite il servit comme Ecuyer dans la Compagnie du Marquis de CADILLAC.
Ces mêmes Archives signalent qu'en 1388 la garde du Château des CIVRAY fut confiée à Guillaume MAYNARD. Nous connaissons ce Guillaume marié à Guyonne GAUDIN, veuve en 1398, et qui eurent une fille Marguerite mariée à Nicolas BOUTAUD. Guillaume était cousin de Jehan et de René MAINART fils d’Herbert MINART cité en 1288 avec son père, sa mère Marguerite BOSCHET et sa soeur AELIZ et cité encore en 1331.

XXV) Le bureau des Finances de Bordeaux relève que Pierre MAYNARD, Chevalier Seigneur de la Bénastonière, fit hommage lige le  21 août 1363 au Roi d'Angleterre à Angoulême. Et que par la suite il servit le Duc d'Aquitaine, le fameux Prince Noir, et qu'en récompense de ses services il reçut la Capitainerie de la forteresse de Mareuil sur le Lay.

XXVI) De ce Pierre MAYNARD nous avons un aveu rendu par lui en 1350 à son Suzerain le Baron du Poiroux, et au bas de cet aveu est suspendu le seau de Pierre MAYNARD, qui est "d'Argent fretté d'Azur à six pièces", mais ces armes portent le canton car Pierre était d'une branche cadette.

XXVII) Ce Pierre est cité le 27 septembre à Saint-Mexant, car il prêta serment d'obéissance à Jean Chandos, Commissaire du Roi d'Angleterre et le 13 octobre 1365 dans une quittance, qu'il donne pour travaux effectués au port de Mareuil sur le Lay, et pour le compte du Duc d'Aquitaine, Le Prince Noir. Nous donnons plus loin le texte de cette quittance.
Au XIV siècle, cette forteresse de Mareuil sur le Lay était très importante, elle barrait le passage à travers la Vendée.
La Bénastonière était un ancien fief de la famille BENASTON, c'était un ancien fort Romain, la famille MESNARD-MAYNARD par la suite a détenu longtemps ce fief. Cette quittance de 1365 figure dans la collection Benjamin FILLON.

XXVIII) Dans le dossier MESNARD de la Bibliothèque Nationale, il est mentionné que le 8 mars 1385 Thévenin MAYNARD figure à la Monte que fit le Chevalier de Lignières.
Ces documents qui vont de 1046 (XI° siècle) ont permis de dresser:
 1) une filiation probable,
 2) une filiation connue et suivie.
 

Le Nom, les Armes, la Devise                                        Retour au Début de cette page
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