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Généalogie
Mesnard-Maynard
Le XVII° Siècle |
Pour m'écrire:
mesnard{tiret}maynard
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XII° Degré
1597 - 1665 - Christophe MESNARD
Christophe MESNARD, Chevalier, Seigneur de la Vergne-Péault (ou Mesnardière),
de la Vergne-Cornet, de la Rudelière,
Saint-Gilles, les Gazons, les Ors et de la Barotière, dont il fit
l’acquisition le 24 décembre 1640, pour un prix de 42 000 livres. Il fut
reçu le 14 février 1641 Chevalier de l'Ordre
de Saint-Michel, et il a été également Maréchal
de Camp.

Le Château de Mesnard fut brûlé pendant la
révolution et reconstruit au XIX° siècle par
Charles-Ferdinand-Windsor
Comte de MESNARD
Voir aussi le site: http://www.ot-lesherbiers.fr/fr/
sur
Mesnard-La Barotière et une brochure et des photos
sur l'Église
de Mesnard-La Barotière
contenant les fresques aux armes de Christophe et de des CHABOT par sa mère.
Visitez le site du Château où l'on peut passer en "Bed
en Breakfast":
http://www.bienvenue-au-chateau.com
Lisez le livre Chronique
Paroissiale de Mesnard-la-Barotiere
Christophe était un homme distingué et plein de
courage, comme l’avait fait ses ancêtres, Jehan II MAINART en 1420 et
François I MESNARD en 1579, il prit le parti du Cardinal de Mazarin et du Roi
pendant la Fronde.
Il fit ses études d’abord à Poitiers, puis ensuite dans la Maison de
Gabriel de CHATEAUBRIAND, Comte de Grassay et des Roches-Baritaud. Plus tard il fut Lieutenant-Général
du Roi en Bas-Poitou.
CHATEAUBRIAND prit en affection Christophe et se chargea de son éducation
militaire, puis de son avancement. Les CHATEAUBRIAND et les MESNARD étaient
parents éloignés par le mariage de Gabriel de CHATEAUBRIAND avec Charlotte de
SALLO, cousine au IX° degré de Christophe. Charlotte au moment de son mariage avait
pour tuteur Jehan MAYNARD, Chevalier, Seigneur de la Grangonnière,
frère de Marie MAYNARD.
Christophe suivit Gabriel de CHATEAUBRIAND dans ses expéditions militaires, où
il se distingua si bien qu ‘il reçu le collier de Saint Michel, Chevalier
de l’Ordre du Roi, le 14 février 1641.
Mais Christophe fut aussi suivi et aidé par le Cardinal de RICHELIEU, le
puissant Ministre de Louis XIII, car ce prélat, lorsqu’il était Évêque de
Luçon, avait lié des relations avec la famille de Christophe.
Par contrat passé à Fontenay le 21juin 1628, devant ROBERT et BONNET, notaires,
Christophe se maria avec Catherine GALLIER-GARNIER de
la Guérinière, fille de Jean GALLIER, Seigneur de la Guérinière, Conseiller au Parlement de Bretagne, et de
Suzanne GARNIER, qui lui donna non seulement une fortune considérable mais
encore l'allia à plusieurs familles différentes : TIRAQUEAU, de SANZAY,
d’AUBIGNE, ROUHAULT, du PUY du FOU, BEAUDEAN, et à l’illustre
Maréchal de France CATINAT.
Armes des Gallier-Garnier:
Les liens existants entre les CHATEAUBRIAND et les MESNARD seront encore
resserrés par le mariage en mai 1645, de Gabriel de CHATEAUBRIAND, Comte de Grassay, fils du Lieutenant-Général
et de Charlotte de SALLO, avec Suzanne de RAYMOND, fille de Louis de RAYMOND et
de Claude GALLIER-GARNIER, soeur de Catherine, femme de Christophe de MESNARD.
François MESNARD son frère aîné étant supposé décédé,
la dot de Charlotte MESNARD, femme d'André MASSON, fut fixée à 18.000 livres et
payée. La part du futur serait de 3.000 livres en bien fonds venant de son père
et de ses deux tantes. La dot de la future était de 30.000 livres et, en outre,
de 1.400 livres venant de François RANFRAY, son aïeul paternel (Carré d'Hozier.
423). Le 7 mars 1631 Louis MAISTRE, chevalier, seigneur de la Papinière constituait, au profit de Christophe MESNARD une
rente hypothécaire de 1000 livres pour 16.000 livres de principal, devant
Bonnet et Robert notaire à Fontenay le Comte.
Christophe s’était retiré du service et vivait sur ses terres, lorsque
les troubles de la Fronde le rappelèrent au service comme lieutenant de son ami
CHATEAUBRIAND, Lieutenant-Général du Roi pour le Bas-Poitou.
Devant la force des Frondeurs, CHATEAUBRIAND replia ses troupes à Chaize-Le-Vicomte, mais le peu de discipline des nobles du Bas-Poitou lui firent perdre le fruit de ses dispositions,
et CHATEAUBRIAND dut s’enfuir avec Christophe
MESNARD et René BARLOT aux Sables-d’Olonnes, où
les marins les livrèrent aux Frondeurs. Ceux-ci malgré leurs promesses les
tinrent en prison à Thouars, où le traité de Paris entre Anne d’Autriche
et les Frondeurs les tirèrent.
En récompense de ses services, il fut fait Maréchal de Camps en décembre 1649.
Voir « La Fronde en Poitou » par M. De FONTENELLE, et les documents de la
collection Benjamin FILLON.
Il fit un testament mutuel avec sa femme Catherine GALLIER-GARNIER, et fut
maintenu dans son ancienne extraction par sentence de M. Barentin, intendant du
Poitou, du 24 septembre 1667, après avoir établi par titres sa filiation
depuis Jean MAYNARD son cinquième aïeul, vivant le 13 mai 1430.
Christophe mourût le 23 décembre 1665 et fut enterré dans l’Eglise de la
Barotière. Catherine
fit son testament le 10 décembre 1667, Le 24 février 1670, elle avait fait
un codicille par lequel elle fondait à la Barotière une chapelle dont le premier
chapelain fut son fils Jean. Marie MESNARD avait déjà fondé au château de la
Barotière par son testament du 3 octobre 1640. Catherine GALLIER-GARNIER mourût le 15 décembre 1671.
COLBERT de CROISSY dans un rapport adressé en 1664 à Louis XIV, concernant la
Noblesse du Poitou, parle de Christophe MESNARD en ces termes : « Il y eu en la
Paroisse de la Barotière, élection de Mauléon, un MESNARD, Seigneur du dit lieu
de la Barotière qui a servi, est âgé de plus de 60 ans et a 15 000 Livres de
rentes, a un fils marié à la Dame de la CHAROULIERE, sans le consentement de sa
mère (Bibliothèque Nationale).
Christophe de MESNARD-MAYNARD
Christophe
eut pour enfants :
1) François, auteur de la Branche des MAYNARD du
Langon, d’où sortiront les Barons du Gué Sainte-Flaive et du Langon,
cette Branche ayant des représentants aujourd'hui.
2) Louis,
auteur de la Branche des MESNARD de la Barotière, d’où sortiront
les Comtes de MESNARD, éteinte de nos jours.
3) Jean, abbé, dit «l’abbé de la Vergne », docteur de Sorbonne, chanoine
et chancelier de l'Église de Luçon en 1678, mort en 1702.
4) Rodolphe, Chevalier, Seigneur de Saint-Marc et de la Rudelière,
épousa à Viellevigne le 5 février 1674 Renée
LEMEIGNAN, eut deux filles Jeanne et Marie. Il mourût en 1680 et sa veuve se
remaria à Charles-Esprit BAUDRY-D'ASSON,
seigneur de Grezée avant 1701.
5) Suzanne, baptisée à Péault le 1er avril 1633, mariée le 15 février 1658 par
contrat devant notaire Louis Chason et F. Loullier à.la Barotière avec
Antoine de la HAYE, Chevalier Seigneur des Hommes, fils puîné de la Philippe de
la HAYE, Chevalier Seigneur de Montbault et de
Suzanne du PUY DU FOU. Elle eût le domaine de Rigale
et 1000 livres de rente. Elle est décédée avant le 18 décembre 1679.
6) Christophe, baptisé le 14 août 1636 à Péault, il fut maintenu dans sa
noblesse en 1667 par M. Barentin avec son oncle François.
7) Raoul, baptisé le 1er août 1638, né le 30 septembre 1636. Sans descendance.
8) Gabriel, mort en bas âge.
9) André-Gabriel, baptisé à Péault le 20 octobre 1641,
chevalier. Seigneur des Deffends, présenté le 22
juillet 1657 pour être reçu chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de
Jérusalem, dit de Malte. Auteur de la troisième branche des Seigneurs de la
Claye, éteinte au XIX°siècle, voir au chapitre de cette branche à l'origine de
la branche des seigneurs de la Claye.
XIII° Degré
François, Chevalier Seigneur de la Barotière. Par
contrat du 27 mai 1669, devant les notaires JOUSSON et RICHARD, de la Baronne
d’APREMONT, Renée HUYLLARD, Dame de la
CHAROULIERE, veuve de Jacques de TAILLEFER de MONTAUSIER, fille de Mathieu
HUYLLARD, Seigneur de LOUVEN et de Dame JOUSSELIN de MARIGNY, ils reçurent les
bénédictions nuptiales le 30 mai 1660 de SORIN (Preuves des Pages devant
d’HOZIER en 1782 le 25 mai par René-Bonaventure
Chevalier de MAYNARD, Bibliothèque Nationale). De par son mariage, François fût
déshérité par sa mère Catherine GALLIER-GARNIER.
Les armes des Huyllard:
François eu pour enfants :
1) Jean.
2) Françoise, mariée à Eusèbe GIRARD, Chevalier Seigneur de la Girandie et de Beaurepaire.
-1693 Jean MESNARD
Jean, Chevalier, seigneur de la Vergne-Cornet, de la Vergne de Péault, et en partie de la
Barotière, épousa, par contrat du 27 février 1683, passé devant Louis PEDEAU et
Mathieu SAULNIER, notaires de la Baronnie du Gué-Sainte-Flaive,
Marie-Jacqueline FOUCHER, fille unique de Germanicus-François FOUCHER, chevalier, Baron du Gué-Sainte-Flaive, et de Jacqueline d’ARCEMALLE. Les FOUCHER eurent de nombreux Chevaliers de
l’Ordre de Saint-Michel.
Le prénom si curieux de « germanicus »
encore porté aujourd’hui par certains Mesnard-Maynard vient de Germain FOUCHER, Baron du Gué-de-Sainte-Flaive. Neveu de Léon Châtellier-Barlot, par sa mère Hélène Barlot,
fille d'Antoine, seigneur du Châtellier-Barlot, il se
distingua pendant le règne de Louis XIII. Dès l'âge
de 14 ans, il commença à servir dans le régiment de son oncle Léon, sous la
conduite duquel il assista aux sièges de Luzarches, la Rochelle et
Saint-Jean-d'Angély. Nommé gentilhomme du frère de Monsieur, frère du roi, puis
son premier chambellan en 1632, il continua, malgré cela, à servir, et fit
partie de l'armée d'Italie. Il prit nettement le parti de Monsieur contre le
roi, et lors de leur réconciliation, Monsieur voulant en donner connaissance au
roi d'Espagne, qui l'avait ménagé, dépêcha pour cette mission le baron du Gué-Sainte-Flaive, qui s'en acquitta à la satisfaction
générale, et reçut, entre autres présents, une rose en diamants d'un grand
prix. A son retour en France, Louis XIII lui donna un régiment d'hommes de pied
de 20 enseignes à drapeau blanc, qui prit le nom de Gué-Sainte-Flaive.
Il servit encore pendant six ans et fut tué au siège de Catelet,
par l'explosion d'une mine, en voulant emporter d'assaut une brèche dont il
commandait l'attaque (tiré de Beauchet-Filleau).
François MAYNARD avait été déshérité par ses parents, pour s’être marié
contre leur volonté à Renée HUYLLARD, et que, la mort l’ayant surpris
dans la force de l’age, Catherine GALLIER-GARNIER, alors veuve avait
révoqué, en ce qui la concernait, l’exhérédation qu’elle avait
prononcée contre lui.
La succession de Catherine GALLIER-GARNIER donna lieu
ensuite à une foule de procès ruineux évoqués jusqu’au parlement de
Paris.
Armes des Foucher:
Une très belle maquette du château du Gué-Sainte-Flaive
est exposée à la Chabotterie en Vendée.
Château du Gué-Sainte-Flaive et Caveau des Foucher
avec le Lion de leurs armes
L'architecture du Gué
Sainte-Flaive est typique des châteaux vendéens
C’est des FOUCHER que vînt ce curieux prénom
de Germanicus que beaucoup de descendants MESNARD-MAYNARD conservèrent.
Jean mourût en 1693 laissant de son mariage avec Marie-Jacqueline
FOUCHER :
1) Jacques au XV°, (voir Le XVIII° et
XIX° siècle,branche du Langon)
2) Jeanne-Marie, femme de Charles-Esprit
BAUDRY d’ASSON, chevalier, Seigneur de Grezé, qui passa le 29 août 1747, avec ses co-héritiers et
les duchesses d’ESTIGNAC et d’ANVILLE, légataires universelles de Gabrielle-Françoise
de CHATEAUBRIAND, veuve de René, marquis de Savonnière, une transaction
par laquelle fût fixés les droits des héritiers MESNARD à la succession de
ladite demoiselle de CHATEAUBRIAND.
3) François-Germanicus, auteur de la branche
des Barons du Langon, avec son frère aîné, via le mariage de son petit-fils François-Germanicus-Bonaventure avec Marie-Bénigne
arrière petite-fille de Jacques.
Le 28 septembre 1699, par M. De Maupeou, intendant de Poitou, Marie-Jacqueline FOUCHER de Sainte-Flaive, veuve de Jean
MAYNARD et Jacques MAYNARD ainsi que son frère François-Germanicus
furent maintenus dans les privilèges des autres nobles du royaume.