Généalogie Mesnard-Maynard

 

 
 BIENVENUE
Origine: Vendée (Poitou, France)
Première trace: 1046 à Talmond (Vendée)
Filiation suivie à partir de 1382
Devise: "Pro Deo et Rege"

Le XVII° Siècle

Pour m'écrire:

 mesnard{tiret}maynard
{a t} wanadoo.fr

 

 

Sommaire


XII° Degré

1597 - 1665 - Christophe MESNARD

Christophe MESNARD, Chevalier, Seigneur de la Vergne-Péault (ou Mesnardière), de la Vergne-Cornet, de la Rudelière, Saint-Gilles, les Gazons, les Ors et de la Barotière, dont il fit l’acquisition le 24 décembre 1640, pour un prix de 42 000 livres. Il fut reçu le 14 février 1641 Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, et il a été également Maréchal de Camp.

 
Le Château de Mesnard fut brûlé pendant la révolution et reconstruit au XIX° siècle par
Charles-Ferdinand-Windsor Comte de MESNARD
Voir aussi le site:
 http://www.ot-lesherbiers.fr/fr/ sur
Mesnard-La Barotière et une brochure et des photos sur l'Église de Mesnard-La Barotière
contenant les fresques aux armes de Christophe et de des CHABOT par sa mère.
Visitez le site du Château où l'on peut passer en "Bed en Breakfast":
http://www.bienvenue-au-chateau.com
Lisez le livre
Chronique Paroissiale de Mesnard-la-Barotiere

Christophe était un homme distingué et plein de courage, comme l’avait fait ses ancêtres, Jehan II MAINART en 1420 et François I MESNARD en 1579, il prit le parti du Cardinal de Mazarin et du Roi pendant la Fronde.
Il fit ses études d’abord à Poitiers, puis ensuite dans la Maison de Gabriel de CHATEAUBRIAND, Comte de Grassay et des Roches-Baritaud. Plus tard il fut Lieutenant-Général du Roi en Bas-Poitou.
CHATEAUBRIAND prit en affection Christophe et se chargea de son éducation militaire, puis de son avancement. Les CHATEAUBRIAND et les MESNARD étaient parents éloignés par le mariage de Gabriel de CHATEAUBRIAND avec Charlotte de SALLO, cousine au IX° degré de Christophe. Charlotte au moment de son mariage avait pour tuteur Jehan MAYNARD, Chevalier, Seigneur de la Grangonnière, frère de Marie MAYNARD.
Christophe suivit Gabriel de CHATEAUBRIAND dans ses expéditions militaires, où il se distingua si bien qu ‘il reçu le collier de Saint Michel, Chevalier de l’Ordre du Roi, le 14 février 1641.
Mais Christophe fut aussi suivi et aidé par le Cardinal de RICHELIEU, le puissant Ministre de Louis XIII, car ce prélat, lorsqu’il était Évêque de Luçon, avait lié des relations avec la famille de Christophe.
Par contrat passé à Fontenay le 21juin 1628, devant ROBERT et BONNET, notaires, Christophe se maria avec Catherine GALLIER-GARNIER de la Guérinière, fille de Jean GALLIER, Seigneur de la Guérinière, Conseiller au Parlement de Bretagne, et de Suzanne GARNIER, qui lui donna non seulement une fortune considérable mais encore l'allia à plusieurs familles différentes : TIRAQUEAU, de SANZAY, d’AUBIGNE, ROUHAULT, du PUY du FOU, BEAUDEAN, et à l’illustre Maréchal de France CATINAT.
Armes des Gallier-Garnier
Les liens existants entre les CHATEAUBRIAND et les MESNARD seront encore resserrés par le mariage en mai 1645, de Gabriel de CHATEAUBRIAND, Comte de Grassay, fils du Lieutenant-Général et de Charlotte de SALLO, avec Suzanne de RAYMOND, fille de Louis de RAYMOND et de Claude GALLIER-GARNIER, soeur de Catherine, femme de Christophe de MESNARD.
François MESNARD son frère aîné étant supposé décédé, la dot de Charlotte MESNARD, femme d'André MASSON, fut fixée à 18.000 livres et payée. La part du futur serait de 3.000 livres en bien fonds venant de son père et de ses deux tantes. La dot de la future était de 30.000 livres et, en outre, de 1.400 livres venant de François RANFRAY, son aïeul paternel (Carré d'Hozier. 423). Le 7 mars 1631 Louis MAISTRE, chevalier, seigneur de la Papinière constituait, au profit de Christophe MESNARD une rente hypothécaire de 1000 livres pour 16.000 livres de principal, devant Bonnet et Robert notaire à Fontenay le Comte.
Christophe s’était retiré du service et vivait sur ses terres, lorsque les troubles de la Fronde le rappelèrent au service comme lieutenant de son ami CHATEAUBRIAND, Lieutenant-Général du Roi pour le Bas-Poitou.
Devant la force des Frondeurs, CHATEAUBRIAND replia ses troupes à Chaize-Le-Vicomte, mais le peu de discipline des nobles du Bas-Poitou lui firent perdre le fruit de ses dispositions, et CHATEAUBRIAND dut s’enfuir avec Christophe MESNARD et René BARLOT aux Sables-d’Olonnes, où les marins les livrèrent aux Frondeurs. Ceux-ci malgré leurs promesses les tinrent en prison à Thouars, où le traité de Paris entre Anne d’Autriche et les Frondeurs les tirèrent.
En récompense de ses services, il fut fait Maréchal de Camps en décembre 1649. Voir « La Fronde en Poitou » par M. De FONTENELLE, et les documents de la collection Benjamin FILLON.
Il fit un testament mutuel avec sa femme Catherine GALLIER-GARNIER, et fut maintenu dans son ancienne extraction par sentence de M. Barentin, intendant du Poitou,  du 24 septembre 1667, après avoir établi par titres sa filiation depuis Jean MAYNARD son cinquième aïeul, vivant le 13 mai 1430.
Christophe mourût le 23 décembre 1665 et fut enterré dans l’Eglise de la Barotière. Catherine fit son testament le 10 décembre 1667, Le 24 février 1670, elle avait fait un codicille par lequel elle fondait à la Barotière une chapelle dont le premier chapelain fut son fils Jean. Marie MESNARD avait déjà fondé au château de la Barotière par son testament du 3 octobre 1640.  Catherine GALLIER-GARNIER mourût le 15 décembre 1671.
COLBERT de CROISSY dans un rapport adressé en 1664 à Louis XIV, concernant la Noblesse du Poitou, parle de Christophe MESNARD en ces termes : « Il y eu en la Paroisse de la Barotière, élection de Mauléon, un MESNARD, Seigneur du dit lieu de la Barotière qui a servi, est âgé de plus de 60 ans et a 15 000 Livres de rentes, a un fils marié à la Dame de la CHAROULIERE, sans le consentement de sa mère (Bibliothèque Nationale).


Christophe de MESNARD-MAYNARD

Christophe eut pour enfants :
1) François, auteur de la Branche des MAYNARD du Langon, d’où sortiront les Barons du Gué Sainte-Flaive et du Langon, cette Branche ayant des représentants aujourd'hui.
2) Louis, auteur de la Branche des MESNARD de la Barotière, d’où sortiront les Comtes de MESNARD, éteinte de nos jours.
3) Jean, abbé, dit «l’abbé de la Vergne », docteur de Sorbonne, chanoine et chancelier de l'Église de Luçon en 1678, mort en 1702.
4) Rodolphe, Chevalier, Seigneur de Saint-Marc et de la Rudelière, épousa à Viellevigne le 5 février 1674 Renée LEMEIGNAN, eut deux filles Jeanne et Marie. Il mourût en 1680 et sa veuve se remaria à Charles-Esprit BAUDRY-D'ASSON, seigneur de Grezée avant 1701.
5) Suzanne, baptisée à Péault le 1er avril 1633, mariée le 15 février 1658 par contrat devant notaire Louis Chason et F. Loullier à.la Barotière avec Antoine de la HAYE, Chevalier Seigneur des Hommes, fils puîné de la Philippe de la HAYE, Chevalier Seigneur de Montbault et de Suzanne du PUY DU FOU. Elle eût le domaine de Rigale et 1000 livres de rente. Elle est décédée avant le 18 décembre 1679.
6) Christophe, baptisé le 14 août 1636 à Péault, il fut maintenu dans sa noblesse en 1667 par M. Barentin avec son oncle François.
7) Raoul, baptisé le 1er août 1638, né le 30 septembre 1636. Sans descendance.
8) Gabriel, mort en bas âge.
9) André-Gabriel, baptisé à Péault le 20 octobre 1641, chevalier. Seigneur des Deffends, présenté le 22 juillet 1657 pour être reçu chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dit de Malte. Auteur de la troisième branche des Seigneurs de la Claye, éteinte au XIX°siècle, voir au chapitre de cette branche à l'origine de la branche des seigneurs de la Claye.  
 

 XIII° Degré


François III MESNARD

François, Chevalier Seigneur de la Barotière. Par contrat du 27 mai 1669, devant les notaires JOUSSON et RICHARD, de la Baronne d’APREMONT, Renée HUYLLARD, Dame de la CHAROULIERE, veuve de Jacques de TAILLEFER de MONTAUSIER, fille de Mathieu HUYLLARD, Seigneur de LOUVEN et de Dame JOUSSELIN de MARIGNY, ils reçurent les bénédictions nuptiales le 30 mai 1660 de SORIN (Preuves des Pages devant d’HOZIER en 1782 le 25 mai par René-Bonaventure Chevalier de MAYNARD, Bibliothèque Nationale). De par son mariage, François fût déshérité par sa mère Catherine GALLIER-GARNIER.
Les armes des Huyllard
François eu pour enfants :
1)  Jean.
2)  Françoise, mariée à Eusèbe GIRARD, Chevalier Seigneur de la Girandie et de Beaurepaire.

 XIV° Degré

-1693 Jean MESNARD

Jean, Chevalier, seigneur de la Vergne-Cornet, de la Vergne de Péault, et en partie de la Barotière, épousa, par contrat du 27 février 1683, passé devant Louis PEDEAU et Mathieu SAULNIER, notaires de la Baronnie du Gué-Sainte-Flaive, Marie-Jacqueline FOUCHER, fille unique de Germanicus-François FOUCHER, chevalier, Baron du Gué-Sainte-Flaive, et de Jacqueline d’ARCEMALLE.  Les FOUCHER eurent de nombreux Chevaliers de l’Ordre de Saint-Michel.
Le prénom si curieux de « germanicus » encore porté aujourd’hui par certains Mesnard-Maynard  vient de Germain FOUCHER, Baron du Gué-de-Sainte-Flaive. N
eveu de Léon Châtellier-Barlot, par sa mère Hélène Barlot, fille d'Antoine, seigneur du Châtellier-Barlot, il se distingua pendant le règne de Louis XIII. Dès l'âge de 14 ans, il commença à servir dans le régiment de son oncle Léon, sous la conduite duquel il assista aux sièges de Luzarches, la Rochelle et Saint-Jean-d'Angély. Nommé gentilhomme du frère de Monsieur, frère du roi, puis son premier chambellan en 1632, il continua, malgré cela, à servir, et fit partie de l'armée d'Italie. Il prit nettement le parti de Monsieur contre le roi, et lors de leur réconciliation, Monsieur voulant en donner connaissance au roi d'Espagne, qui l'avait ménagé, dépêcha pour cette mission le baron du Gué-Sainte-Flaive, qui s'en acquitta à la satisfaction générale, et reçut, entre autres présents, une rose en diamants d'un grand prix. A son retour en France, Louis XIII lui donna un régiment d'hommes de pied de 20 enseignes à drapeau blanc, qui prit le nom de Gué-Sainte-Flaive. Il servit encore pendant six ans et fut tué au siège de Catelet, par l'explosion d'une mine, en voulant emporter d'assaut une brèche dont il commandait l'attaque (tiré de Beauchet-Filleau).


François MAYNARD avait été déshérité par ses parents, pour s’être marié contre leur volonté à Renée HUYLLARD, et que, la mort l’ayant surpris dans la force de l’age, Catherine GALLIER-GARNIER, alors veuve avait révoqué, en ce qui la concernait, l’exhérédation qu’elle avait prononcée contre lui.
La succession de Catherine GALLIER-GARNIER donna lieu ensuite à une foule de procès ruineux évoqués jusqu’au parlement de Paris.
Armes des Foucher
Une très belle maquette du château du Gué-Sainte-Flaive est exposée à la Chabotterie en Vendée.


Château du Gué-Sainte-Flaive et Caveau des Foucher avec le Lion de leurs armes
L'architecture du Gué Sainte-Flaive est typique des châteaux vendéens

C’est des FOUCHER que vînt ce curieux prénom de Germanicus que beaucoup de descendants MESNARD-MAYNARD conservèrent.
Jean mourût en 1693 laissant de son mariage avec Marie-Jacqueline FOUCHER :
1)  Jacques au XV°,  (voir Le XVIII° et XIX° siècle,branche du Langon)
2)  Jeanne-Marie, femme de Charles-Esprit BAUDRY d’ASSON, chevalier, Seigneur de Grezé, qui passa le 29 août 1747, avec ses co-héritiers et les duchesses d’ESTIGNAC et d’ANVILLE, légataires universelles de Gabrielle-Françoise de CHATEAUBRIAND, veuve de René, marquis de Savonnière, une transaction  par laquelle fût fixés les droits des héritiers MESNARD à la succession de ladite demoiselle de CHATEAUBRIAND.
3)  François-Germanicus, auteur de la branche des Barons du Langon, avec son frère aîné, via le mariage de son petit-fils François-Germanicus-Bonaventure avec Marie-Bénigne arrière petite-fille de Jacques.
Le 28 septembre 1699, par M. De Maupeou, intendant de Poitou, Marie-Jacqueline FOUCHER de Sainte-Flaive, veuve de Jean MAYNARD et Jacques MAYNARD ainsi que son frère François-Germanicus furent maintenus dans les privilèges des autres nobles du royaume.
 

Le XVIII° et XIX° siècle,branche du Langon                                                                   Retour au début de cette page
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