Généalogie Mesnard-Maynard

 

 
 BIENVENUE
Origine: Vendée (Poitou, France)
Première trace: 1046 à Talmond (Vendée)
Filiation suivie à partir de 1382
Devise: "Pro Deo et Rege"

La Filiation suivie du I° au XI° degré

Pour m'écrire:

 mesnard{tiret}maynard
{a t} wanadoo.fr

 

 

Sommaire


 

 

La Généalogie par Filiation Suivie

 
Pour la famille de MESNARD-MAYNARD la généalogie pour filiation suivie a été établie par:

1) CHERIN - Généalogiste du Roi, pour les comtes Alexandre et Louis Charles de MESNARD, de la 1° branche cadette appelée "MESNARD de la Barotière". pour la Branche aînée, appelée "MAYNARD du Langon", CHERIN a arrêté la généalogie à François Germanicus Bonaventure de MAYNARD, Chevalier Baron du Langon en 1772.

2) M. de COURCELLES - dans sa généalogie des Pairs de France n'a donné que la filiation de la seconde branche, MESNARD de la Barotière, il s'est borné à mentionner les deux autres en tête de l'article de cette Maison: "Généalogie des Pairs de France", tome II, Louis Charles Comte de MESNARD.

3) d’HOZIER, Juge d'Armes du Roi a établi aussi la généalogie de cette famille, pour les preuves de Cour de René, Chevalier de MAYNARD, de la Branche aînée de MAYNARD du Langon, le 25 mars 1782.


Extrait de l'Armorial Général de France de d'Hozier réimprimé en 1881
Extrait complet

4) MM. BEAUCHET et FILLEAU - dans leurs première édition 1840-1854 2 vol. A-Z, et leur deuxième édition 1888- 1979, 7 vol. A-Mondion. Disponible en  CD aux Editions  Numériques de la Société d'Emulation de la Vendée, disponible chez GénéaNet dans Généaboutique.

5) M. Henry de la CITARDIERE - Recherches sur une Famille Poitevine (Maynard-Mesnard) édition 1857 Robuchon Fontenay-le-Comte.

 

6) Dans l’Annuaire de la Pairie et de la Noblesse de France et des Maisons Souveraines d’Europe, éditions de 1851, 1853 et 1869 (la première la plus complète et la plus exacte), complétée à nouveau en 1882, puis encore sous forme résumée en 1884 et 1892, sous la direction de M. Borel d’Hauterive, qui ont repris les travaux de d’Hozier.



MESNARD-MAYNARD
Anciens

Du XIII° au XVII° Siècles

I° Degré

XIII° Siècle - 1243 - Geoffroy MAINART

L'inventaire des titres de l' Ancien Seigneurie de la Marzelle, paroisse de Longeville (collection Benjamin FILLON), cite Geoffroy MAINART, Chevalier, pour un don qu'ils firent en 1243 à l'Église de Longeville de deux mesures de froment à prendre sur un morceau de terre situé dans le fief d'Aimery de MORIC, que nous avions trouvé cité comme témoin avec Aimery MAINART en 1182.

1244 -L'année suivante le même Geoffroy transigea avec les moines de Fontenelles au sujet de la donation d'une rente de quinze sous, assise sur les Marais situés près de CURSON. cette donation avait été faite par Jean JADEAU, prêtre pour l'entretien d'une lampe dans l'Église du monastère. Cette transaction est connue par l' analyse des chartres de l'Abbaye de Fontenelles faite en 1765 par Jean-François RUCHAUD fermier des biens de ce monastère (collection Benjamin FILLON).

1248 - 1254 - Une chartre datée de Damiette en Egypte mentionne parmi les Chevaliers avisés ayant accompagné le Roi à la
VII° Croisade ce Geoffroy MAINART et son fils Pierre, cités comme Gentilshommes du Vicomte de Thouars. Geoffroy MAINART et son fils Pierre blasonnaient "d'Argent fretté d'Azur à six pièces". Cette chartre est citée par Henri de Fourmont dans son ouvrage "l'Ouest aux Croisade" (Tome III page 319) et par ROGU dans son livre "Les Nobles de France aux Croisades" page 259.

II° Degré

 

Pierre MAINART - Chevalier cité avec son père Geoffroy MAINART, Pierre eu pour fils Guillaume au III.

1283 - Cousin: l'Histoire des Chevaliers du Temple (Tome II page 187) cite parmi ses Chevaliers Pierre MAYNARD en 1283.
 
 

III° Degré

1288 - Guillaume MAINART

Ce Guillaume MAINART était Chevalier et Seigneur de la Vergne-Cornet, il est cité par l'inventaire des titres de la Marzelle, avec sa femme, sa fille et son fils Herbert, pour une concession de tous ses biens situés dans la paroisse de Longeville a Aimery MARTINEA, moyennant dix sols de redevance payable à la Saint-Martin, un cheval et trois boisseaux d'avoine rendables à son hotel de la Vergne. Acte du 15 octobre 1288. De son mariage avec Marguerite BOSCHET il eut:
1) Herbert au IV,
2) Aeliz (une fille).

IV° Degré

 

Fin XIII° et XIV° Siècles - Herbert MAINART

1288 - Valet (ce qui signifiait chevalier), Seigneur de la Vergne-Cornet, à la suite de son père Guillaume. Il est cité avec ce dernier dans l'acte de cession de 1288 avec Aimery MARTINEA.

1331 - Il est cité encore dans un "Aveu" qu'il rendit en 1331, voici le texte de cet "Aveu", contenu dans les Archives de la Baronnie du Poiroux:
"Ceu dont les choses que Herbert MAINART, Valet, Seigneur de la Vergne, tient à foy et hommage plien de Girard REYNAUD, Chevalier à cause de son hebergement dans Granges, c'est assavoir un fié de terragerie de terres, appelé le fié dan GAUDINS, qui fuyt GAUTER CORNET, et qui puyt valoir six sestres de blé, et en deniers trois sols ou environs; item, tient un autre fié appelé le RIVALLAN, qui puyt valoir ouyt sextrers de blé; item un boiceau d'avoine et uneoyé; item ventes honors quant le cas advent; item en deniers sept sols ou environs. Dans qu'eux chouses advoue etre tenu au dit Girard quant le cas advoura et sellon son leal recort. Donné soulz le seya de Honorable et discret homme le doyen de Talmond, le samedi avant la Saint-Jehan-Baptiste l'an mil iije trente et un".
Herbert fut le père de Jehan au V° et de René.

Cousin: Pierre MAINNART
Pierre MAINNART était Chevalier et Seigneur de la Benastonnière, Gouverneur de la Forteresse de Mareuil sur le Lay en Bas-Poitou pour le Compte du Duc d'Aquitaine le fameux "Prince Noir".

1350 - Pierre est cité dans un aveu qu'il rendit en 1350 au Seigneur du Poiroux, au bas de l'aveu figure son sceau "d'argent fretté d'azur à six pièces" avec un canton, puisqu'il était d'une branche cadette.

1365 - Pierre est cité dans une quittance du 13 octobre 1365 par les travaux effectués au port et à la Tour de Mareuil (de Courcelles, Généalogie des Pairs de France). Voici le texte de cette quittance:
"Sachent touz que je, Pierre MAINNART Chevalier, seigneur de la Benastonnière, Capitaine de la Tour de Mareuil soulz l'obeïssance de mon très redoudté Seigneur la Prince d'Aquitance et de Galles, ayquipté par ces présentes quipte Guille Heaulme, recoir en ses partyes, la some de soixante escus d'or Jehans sur ce qu'il me doibt par la réparacion de la dite Tour de Mareuil et don pônt d'Icelly lieu. Donne, tesmoing, mon sceau propre, le XII° dan moys d'octobre, l'an mil trois cens soixante et cinq.". Cette quittance a été publiée par la Revue de Provinces de l'Ouest 1855-1856 page 200.
Le 27 septembre 1361 il prèta serment d'obéissance, à Saint-Maixant, à Jean CHANDOS, commissaire du Roi d'Angleterre (extrait du Procès-Verbal de délivrance à Jehan CHANDOS des places françaises, abandonnées par le traité de Brétigny).

V° Degré

 

1367 - Jehan I MAINNART

Jehan était qualifié d'Ecuyer, il était Seigneur de la Vergne-Cornet. Il est mentionné, avec son frère René, dans un acte d'échange du 3 mai 1367 de quelques vignes situées dans la paroisse de Longeville, qu'ils firent avec Pierre PARIS (cet acte est cité par les généalogistes de COURCELLES et CHERIN).
Jehan épousa Jehanne ROBERT de LIGNERAC de LAZARDIER, qui était veuve avec des enfants mineurs en 1398, mais les noms de ces enfants ne sont pas connus, on ne lui connaît qu'un fils Jehan au VI°.Le mariage est mentionné dans les Archives des Seigneuries de la Cornetière et de l'Isle-Bernard.

Frères et neveu:
Jehan I MAINNART avait un frère René cité avec lui dans l'acte d'échange du 3 mai 1367. René est cité encore dans le compte de la Seigneurie de la Marzelle, paroisse de Longeville. René était qualifié d'Ecuyer, et Seigneur de la Cornetière. René eut en tout:
1) Charlot, co-Seigneur de la Cornetière,
2) Jehan, qui fut père de:
 a) Guillaume,
 b) Jehan,
 c) Margot, veuve en 1430 de Pierre VIGNEROT, Ecuyer.
 Tous ces MAINNART iront à la Chataigneraye, où ils possédaient des biens, ainsi que leur oncle à la mode de Bretagne, Jehan II MAINNART.
3) Antoine, Co-Seigneur de la Cornetière.

Cousin:
1398 - Guillaume MAINNART

L'extrait des papiers de l'Aubonnière (collection Benjamin Fillon) montre ce Guillaume qualifié de Chevalier, habitant la paroisse d'Avrillé, mort avant 1398, il avait épousé Guyonne GAUDIN, dont il eut Marguerite mariée à Nicolas BOUTAUD.
CHERIN, dans sa généalogie des MESNARD-MAYNARD, indique que ce Guillaume MAINNART fut du nombre de ceux qui furent commis par le Roy à la garde du château de Civray en Poitou en 1389.

VI° Degré

 

Fin XIV° et XV° Siècles
1380 - 1443 - Jehan II MAINNART

Jehan était Chevalier, Seigneur de la Vergne-Cornet, de la Cornetière, de la Bouchardière et de la Gaudinière, il détenait cette dernière Seigneurie de sa femme. Jehan était Écuyer de Jehan de France, Duc de Berry et Comte de Poitou, frère de Charles V.
Jehan rompit avec les habitudes routinières de ses compatriotes du Bas-Poitou, et suivi le Duc de Berry à Poitiers, d'où son surnom de "poietou", il prit le parti du Roi de France.
Le Duc de Berry avait grande affection pour Jehan MAINNART, et ce Prince le maria le 12 décembre 1402 à Jehanne ANCELONNE, fille de Reynaud ANCELLONE, Chevalier, d'une riche famille féodale. Source: Bilbliothèque Nationale, section des manuscrits, collection CHERIN, volume 135, Folio 23 du dossier "MESNARD".
Les archives de Talmond mentionnent "l'Aveu" que Jehan MAINNART rendit le 16 octobre 1409 à Pierre d'AMBOISE, Vicomte de Thouars, auquel il devait une licence de quinze jours de garde en son château de Talmond pour son Hôtel de la Gaudinière-Reau et qui lui venait de sa femme (un extrait de cet aveu existe dans la collection CHERIN).
Jehan se rallia au parti du Dauphin le futur Charles VII, qui le remercia de sa fidélité à sa cause, par la Capitainerie de Talmond le 23 août 1421. Jehan a donc connu Jehanne d'Arc, et a dû combattre sous ses ordres. Il faut noter que les descendants de Jehan II MAINNART ont toujours continués par la suite cette fidélité à la Couronne de France.
Jehan mourût vers 1443 en laissant:
1) Loys, Écuyer, Seigneur de la Cornetière mari de Jacquette Renaud, qui confirma le 14 avril 1449, une donation à lui faite, à la charge d'assurer la célébration d'un service perpétuel dans l'Église d'Avrillé.
2) Tristan au VII
3) Jehan, Chevalier, Seigneur de la Cornetière qu'il eut au décès de son frère Loys. Il épousa Françoise LE MASTIN, fille de Jehan LE MASTIN, Écuyer, Seigneur de la Rochejaquelin, qui lui apporta en dot deux cent écus d'or. Après la mort de Jehan en 1453 (mentionnée au Comptes de la Principauté de Talmond, Archives de la Vendée), sa veuve se remaria avec Jehan PIZON, Écuyer.
4) Pierre, Écuyer, Prévôt de l'Isle de Ré par lettre donnée par Marie de Rieux, Dame d'Amboise, Vicomtesse de Thouars et Princesse de Talmond le 15 août 1445. Il mourût après avoir été marié après 1467.
5) Marie, Dame de la Gaudinière, femme de Charles CATHUS, Chevalier, Seigneur des Granges en 1449, elle apporta en dot cent écus d'or. Son mari et elle transigeaient avec leur beau-frère et frère Tristan le 15 juin 1458, et se firent donation mutuelle le 18 septembre 1466. Marie mourût au début de 1470.

VII° Degré


1467 - 1472 - Tristan MAINNART

Tristan, Écuyer, Seigneur de la Vergne-Cornet, figure sur le rôle de l'arrière-ban du Poitou convoqué sur le rôle de l'arrière-ban du Poitou convoqué en 1467; Il y est qualifié "Homme d'Armes de la Compagnie du sieur de l'Aigle". Son frère Pierre était dans "la Compagnie du Sieur de Montreuil".
Tristan fut l'un des rares gentilshommes Poitevins à servir fidèlement Louis XI, qui le nomma Capitaine de Talmond en 1470. Il mourut trois ans après.
Il avait épousé Mathurine PREVOST, fille de Pierre PREVOST, écuyer, Seigneur de Dignechien, près de Puy-Belliard. Il reçut à Dignechien Louis XI en Décembre 1472, c'est là que Louis XI, entouré des intimes conseillers, notamment du Chancelier de France, de TANNEGUY du CHASTEL, du  Seigneur de BRESSUIRE et de Jehan BOUNE, confirma les principales donations faites en Poitou à Philippe de COMMYNE, et l'autorisa à fonder les Sables d'Olonnes, port capable de rivaliser  avec la Rochelle. Les lettres délivrées à cette occasion ont été publiées par la Revue des Provinces de L'Ouest pour 1865-1867. Philippe de COMMYNE avait succédé aux d'AMBOISE comme prince de Talmond.
On trouve sur le site
Histoire de la Vendée le texte suivant :

« TRAVAUX D' AGRANDISSEMENT DU PORT DES SABLES, ORDONNÉS A DINCHIN, PRÈS LE PUYBELLIARD.

 Ce voyage fut aussi marqué par un événement dont les conséquences ont été grandes pour la ville des Sables-d'Olonne. En parcourant sa plage avec Philippe de Commynes, le roi avait été frappé des avantages que présentait cette position, et avant de laisser le Bas-Poitou, il voulut donner aux vassaux du nouveau seigneur d'Olonne, une preuve de sa haute bienveillance.

C'est à Dinchin, maison de chasse appelée autrefois Dine-Chien (1), près du Puybelliard, que Louis XI ordonna, en 1472, les premiers travaux qui ont été faits à la Chaume et aux Sables, afin d'y former un port capable de rivaliser avec ceux de la Rochelle et de la Bretagne. Il désigna deux de ses familiers pour diriger les, travaux du port et des fortifications encouragea les constructions particulières par de grandes libéralités, et exempta les habitants de tout impôt pendant vingt ans. Ces efforts produisirent d'heureux résultats que devait compléter la découverte du Nouveau-Monde.

Placés sur le bord occidental de la France les marins des Sables-d'Olonne se confieront à l'Océan, et avant la découverte de Colomb, nous les verrons transformés en corsaires, partir en guerre contre les Sarazins, les Espagnols, les Anglais, à l'inspiration de Gabrielle de Bourbon, duchesse de la Trémouille et princesse de Talmont. 

NOTES:

(1) Dine-Chien était alors une seigneurie appartenant à Pierre Prévost, sénéchal de Mareuil et de la Vieille-Tour. Mathurine Prévost, sa fille, avait épousé Tristan Maynard, seigneur de la Vergne-Cornet, qui servit fidèlement Louis XI. »


De son mariage Tristan eut:
1) Antoine au VIII°
2) Jehan, auteur de la Branche des Seigneurs de Dignechien,
3) Jacques, prêtre, Seigneur de la Vergne-Cornet et de la Gaudinière. Il partagea divers biens les 14 mars et 18 mai 1492, avec Guillemette de FOUILLOUX, veuve d'Antoine, son frère aîné. Il mourut en 1523 (comptes de Talmond, Archives de la Vendée).
4) Gilles, Écuyer, serviteur en qualité d'Archer dans "la Compagnie du Sieur de Beaumont-Bressuire" lors de la montre et revue passée le 12 décembre 1491.
5) Jacquette
6) Gilette
7) Mathée, veuve en 1504 de Loys du RETAIL
8) Catherine, femme de Jehan GUILLET
La veuve de Tristan, Mathurine PREVOST, fit une donation particulière à ses quatre filles susnommées, le 14 octobre 1480, afin de leur assurer des moyens d'existence.

VIII° Degré

1482 - 1492 - Antoine MAYNARD

Antoine, Chevalier, Seigneur de la Vergne-Cornet, de la Cornetière, de la Bouchardière, Co-Seigneur de Dignechien, Capitaine du Château de Talmond par quittance originale de ses gages du 4 novembre 1489 existe dans la collection Benjamin FILLON, plusieurs pièces où il prend ce titre existent aussi aux Archives de la Vendée. Monsieur de FONTENELLE le cite avec ce titre dans son ouvrage Phillipe de COMMYNE en Poitou pages 53 et 54, Notes. Les comptes de Talmond indiquent qu'il est mort au début de 1492.
Par contrat passé à Parthenay le 8 octobre 1482, par devant JOUSLIN et HORGAUD, Notaires de cette Chatellerie, il se maria à Guillemette du FOUILLOUX, fille du Loys du FOUILLOX, Chevalier, Seigneur dudit lieu et du Chastenat, et de Jehanne de la ROCHEFOUCAULD.
Guillemette du FOUILLOUX était la tante du fameux Jacques du FOUILLOUX, auteur de la "Vénerie", bréviare des chasseurs pendant des siècles.
La Dame du FOUILLOUX, Jehanne de la ROCHEFOUCAULD, était la soeur de Dame Philippe de la ROCHEFOUCAULD, elle-même, soeur de la mère de Jacques du FOUILLOUX, cette Philippe épousa Charles de Melun , Lieutenant-Général du Royaume sous Louis XI. Cette alliance d'Antoine de MAYNARD procura à ses descendants l'honneur d'avoir des parentés avec la Maison de Bourbon-Condé (CHERIN, Preuves de la Cour).
De son union Antoine eut:
1) Jehan, Écuyer, Archer à la Compagnie de Loys de la TREMOILLE, surnommé "Le Chevalier sans peur". En héritant de Loys d'AMBOISE ces la TREMOILLE sont devenus les plus puissants Seigneurs du Poitou. Jehan fit avec Loys de la TREMOILLE les guerres d'Italie, puis entra dans l'Ordre Militaire de Rhode, et de Saint-Jean de Jérusalem, comme Chevalier, vers 1511 (CHERIN, Preuves de la Cour et Archives des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et de Rhodes).
2) Antoine, Écuyer, Seigneur de la Cornetière et de l'Isle Bernard dont il rendit hommage au Sieur de la Muce le 30 août 1510. Le Seigneurie de l'Isle Bernard est restée aux mains des MESNARD jusqu'en 1929. Antoine figura à la convocation du Ban du Poitou de 1533. Il mourut l'année suivante. De Jehanne d'ERVILLE, dite de GRILLE il eut:
    a) Antoine, mort célibataire après 1547,
    b) Marie, femme de Jacques de SALLO, Écuyer, Seigneur de Semagne,
    c) Jehan, Seigneur de la Grangonnière, il fut le tuteur de sa petite nièce, Charlotte de SALLO; femme de Gabriel de
    CHATEAUBRIAND.
3) Guillaume, au IX°,
4) Catherine, femme de Jean GIRARD, Ecuyer Seigneur de la Marinière. C'est à l'ancêtre de ce GIRARD, nommé REYNAUD, qu'en 1331 Herbert MAINART avait rendu "Aveu". La Seigneurie des Granges était passée de la famille GIRARD à la famille CATHUS au début du XV° siècle. Elle transigea   sur procès, le 19 mai 1522, avec Antoine MAYNARD, son frère, écuyer, Seigneur de l’Isle-Bernard.

IX° Degré

 

1527 - 1552 ? (mort avant 1555) - Guillaume MAYNARD

Guillaume, Chevalier, Seigneur de la Vergne-Cornet. Le 10 avril 1527, il transigea avec son frère Antoine, qui lui abandonna diverses propriétés provenant de leur père et mère, et de celle de Louise ANCELLONE, Dame de l'Isle Bernard et de la BOUCHARDIERE. Marié à Antoinette de BEAUMONT-BRESSUIRE (CHERIN, Preuves de Cour). D'Hozier le donne pour décédé en 1552, Il est certainement mort avant le 13 février 1555, date de partage de ses biens entre sa veuve et ses enfants, qui furent:
1) Jacques, Écuyer, Seigneur de la Vergne-Cornet, qu'il vendit le 13 septembre 1565 à François son frère puîné. Jacques fut le premier à signer "MESNARD", marié à Catherine de MONTSORBIER, dont il eut:
    a) Laurent, marié le 18 juin (source Courcelles) ou plus probablement le 12 juillet 1572 à Marie CHASTEIGNER, fille de Guy
    CHASTEIGNER, Seigneur des Villates, et de Jehanne MAUCLERC, qui devenue veuve se remariera à François I
    MAYNARD ou MESNARD, Seigneur de la Vergne de Péault. Les CHASTEIGNER étaient d'ancienne Chevalerie, ils étaient
    Chevaliers-Bannerets du XIII° siècle. Ils étaient originaires de la Chasteigneraye en Poitou. Cette maison s'est alliée aux
    principales familles de l'ouest et tenait un rang élevé. Thibault CHASTEIGNER signa avec Alphonse de France, frère de
    Saint-Louis, et les quinze principaux Barons du Poitou l'acte au sujet des rachats des fiefs à merci (acte original aux Archives
    de France). Cette maison comprit plusieurs membres de l'ordre de Saint-Michel (Voir Revue Historique de l'Ouest (1) et
    Revue historique de l'Ouest (2)) et un Chevalier du Saint-Esprit, Loys CHASTEIGNER, Seigneur de Abain et de la Rochepozay,
    Ambassadeur à Rome et un Évêque de Poitiers. Marie CHASTEIGNER appartenait à une Branche établie au XII° siècle dans
    le Talmondais près de Challans. Le premier personnage connu de cette Branche est Barthélémy, qui avant de partir pour Jérusalem
    donne à l'Abbaye de Boisgrolland sa terre "Apud Ciconian", moyennant quatre livres de deniers Angevins. Le cartulaire de
    Boisgrolland renferme l'acte dressé à cette occasion, et daté de la fin du XII° siècle (cartulaire du Bas-Poitou par MARCHEGAY,
    page 244). Gravure représentant Loys CHASTEIGNER:


Loys CHASTEIGNER, Seigneur de Abain et de la Rochepozay, Ambassadeur à Rome et un Évêque de Poitiers

    b) Jehan, Seigneur de la Guigneray, épousa par contrat du 14 février 1585, Marie BABIN de LIGNAC, fille  de Bonaventure BABIN de LIGNAC,
    écuyer, Seigneur de l'Esmentrère. Bonaventure est vivant en 1598 car mentionné dans les observations de telet sur la Coutume du
    Poitou. Il avait épousé  Catherine JACQUES (ou YONGUES). Jehan MAYNARD mourut sans postérité au début du XVII° siècle.
    Le père de Bonaventure BABIN était Philippe BABIN, écuyer, seigneur de L'Homme ou Hômme. Il épousa vers 1540 Catherine
    de la Caba ou de la Coubat, dont il eut deux fils : Jean qui continuera la descendance et Bonaventure cité ici.

    c) un autre Jehan mort aussi sans postérité sous Henri IV.
2) François au X degré.
3° Clément, Écuyer, mort sans postérité après 1573.
4) Catherine,
5) Antoinette, mariée avant 1555 avec René MARESCHAL, Chevalier, Seigneur de la Tousche.

X° Degré


1560 - 1584 - François I° MAYNARD ou MESNARD

François, Chevalier de la Vergne-Cornet, du Bus et de la Vergne de Péault (ou Mesnardière). A l'ordonnance de 1555 fixant l'orthographe des noms patronymiques, son nom fut écrit MESNARD. Par contrat du 8 juin 1560 par devant G. SURET et P. GRELET, notaires des baronnies de Commequiers et de la Garnache, il épousa Madeleine MAUCLERC,  veuve de Guy CHASTEIGNER, Seigneur des Villates et de la Mirardière. Elle était la fille de feu Jacques MAUCLERC, Écuyer, Seigneur de la Muzauchère, et de Marie de CHATEAUPERS (CHERIN, Preuves de Cour).
François abandonna le Talmondais et alla se fixer à la Vergne de Péault (ou MESNARDIERE) près de Luçon. On a retrouvé une empreinte de son sceau, suspendue à un acte de 1562 "d'Argent fretté d'Azur à six pièces".
François fut l’un des rares gentilshommes du Poitou qui restèrent fidèles au catholicisme tout en servant la cause royale. Le Comte de LUDE, qui commandait en Poitou pour Henri III, le chargea de veiller à la sûreté de la place de Fontenay avec quinze autres gentilshommes. Ils étaient commandés par son parent Lancelot de SALLO, Seigneur de la Cornetière, Chevalier de Saint Michel en raison des dangers que faisaient courir les Rochelais à la fin de mai 1579. François mourût bientôt après, car sa femme était veuve en juillet 1584.
François eut de son mariage :
1)  François II au XI degré,
2)  Marie, dame de Beaulieu et de la Vergne-Cornet, femme de René CHABOTTE, Écuyer, Seigneur de la GUIGNARDIERE le 15 mai 1605. René CHABOTTE (ou CHABOT) était le fils de feu Pierre CHABOTTE, Écuyer, Seigneur du même lieu, et de Charlotte GUISCHARD. Marie fonda par testament du 30 octobre 1640 une chapelle au Château de la BAROTIERE, et nommera ses exécuteurs testamentaires Christophe et Charlotte ses neveux.
3)  Jehanne, mariée deux fois, le 15 juillet 1585 avec Claude MAYNARD, Écuyer, Seigneur de la Bretonnière-Bouffleroy, son cousin, et le 11 décembre 1595 avec Robert ROBIN Chevalier de Saint-Michel, Seigneur de la Tremblay. Il était lui-même veuf de Marguerite VOYER de PAULMY. Jehanne fut maintenue dans sa noblesse par sentence rendue à Mauléon le 11 mars 1610.

XI° Degré


1584- 1621 - François II MESNARD ou MAYNARD

François, Chevalier, Seigneur de la  Vergne-Cornet, de la Rudelière et de la Vergne de Péault (ou Mesnardière) fut qualifié de
«Haut et Puissant Seigneur ». Par devant ROCHEREAU et son collègue, notaires à Lyon il passa contrat de mariage le 10 novembre 1597 avec Andrée CHABOT, dame de la Rudelière et des Gazons, fille de feu Pierre CHABOT Écuyer, Seigneur de la Guignardière et de Jeanne GUERIN de la LOGE (CHERIN, Preuves de Cour). Pierre CHABOT fait partie de la maison des ROHAN-CHABOT dont on peut voir les armes sur la tombe de son fils, Christophe MESNARD dans la vielle église de Mesnard- La Barotière avec les trois poissons verticaux en bas à droite:

Pierre tombale Eglise de Mesnard-la -Barotière

Les armes en haut à droite sont celles des GARNIER, le "X" en bas à gauche sont celles des GALLIER, pour Catherine GALLIER-GARNIER épouse de son fils Christophe.
Il fut maintenu dans sa noblesse , le 8 mai 1599, par Philippe de Héère, conseiller du Roi, commissaire de S.M. en Poitou, sur l production qu’il fit de ses titres, remontant àl’année 1480. Avant son mariage et à sa majorité en 1591 et le 1er novembre il partagea la succession paternelle avec sa mère Madeleine MAUCLERC et sa soeur Marie. François mourût avant 1621, laissant comme enfants :
1) François qui passa en Amérique et périt dans quelques expéditions aventureuses avant le 21 juin 1628 sans postérité connue. Il y a beaucoup de "MESNARD" et encore plus de "MAYNARD" aux Etats-Unis mais sans aucun lien prouvé avec les MESNARD-MAYNARD. Il semblerait que ces américains descendent soit de MAYNARD d'Angleterre très nombreux -eux aussi sans lien prouvé avec les MESNARD-MAYNARD- soit d'un MAINARD Saintonge surnommé"Vive l'Amour" métayer au XVII°siècle et émigré en Amérique.
2) Christophe, qui continua la descendance au XII, des MESNARD-MAYNARD modernes.
3) Charlotte, femme d’André MASSON, Chevalier, Seigneur de la PERRAYE et de la GUYONNIERE.

Ordonnance

"Ordonnance rendue aux Sables d’Olonne le 8 mai 1599 par Philippe de HERT (ou HEERE), Conseiller du Roi et Général en sa Cour des Aides à Paris. L’un des Commissaires ordonnés par Sa Majesté pour le Règlement des Tailles en Poitou, par laquelle sur le vu des Titres justificatifs de la généalogie et noblesse depuis l’an 1480 de François MESNARD, Écuyer, Seigneur de la Vergne, y demeurant en la Paroisse de Péault sur Mareuil près des Sables d’Olonne il le renvoye à l’assignation à lui ordonnée, signée de HERT, et, plus bas, par ordonnance de Monsieur le Commissaire LEGER" (Extrait des Titres produits par Alexandre Comte de MESNARD à CHERIB le 3 juillet 1788 par les Ordres de Notre-Dame de Mont Carmel et Saint Lazare de Jérusalem).
 

 Le XVII° siècle                                                         Retour au début de cette page
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