Généalogie Mesnard-Maynard

 

 
 BIENVENUE
Origine: Vendée (Poitou, France)
Première trace: 1046 à Talmond (Vendée)
Filiation suivie à partir de 1382
Devise: "Pro Deo et Rege"

Le XVIII° et XIX°  Siècle, branche de la Barotière

Pour m'écrire:

 mesnard{tiret}maynard
{a t} wanadoo.fr

 

 

Sommaire


 Deuxième Branche : Comtes de la Barotière

 XVII° Degré

Louis MESNARD,

Nota: l'orthographe MESNARD ou MAYNARD a varié pour se stabiliser sur MESNARD pour la branche de la Barotière.

Louis, chevalier, Seigneur des Gazons, de la Barotière, depuis la transaction du 25 février 1683, second fils de Christophe MAYNARD et de dame Catherine GALLIER-GARNIER. Il fit hommage le 17 août 1673, de sa chatellerie de la Barotière, relevant de la baronnie de Montaigu, et en fournit dénombrement le 15 septembre 1677. Il avait épousé le 2 octobre 1665, par contrat passé devant P. Seicher et L. Crespeau, notaires, aux Herbiers, Marie de la HAYE-MONTBAULT, fille de feu Louis de la HAYE-MONTBAULT, chevalier, Seigneur des Herbiers et de la Godelinière, et de Noële de la VILLE de FEROLLES. Ses enfants furent :
1)  Christophe, chevalier, Seigneur de la Barotière et des Gazons, qui eut de Jeanne GASTINIERE : Jean-Louis, chevalier, qui assista, le 21 mai 1764, à la signature du contrat de mariage d’Alexandre-Bonaventure, comte de MESNARD, son neveu à la mode de Bretagne, et mourut sans postérité.
2)  Marc, décédé avant 1743,
3)  Alexandre qui suit,
4)  Jean,
5)  Gabriel ,
6)  Marie,
7)  Louise,
8)  Marguerite
Ces cinq derniers sont rappelés comme défunts lors d’un partage fait le 5 mars 1743, entre Jean-Louis MESNARD, chevalier, Seigneur de la Barotière, Alexandre MESNARD, chevalier, Seigneur de Chasnay, et François-Florent DUCHESNE, chevalier, Seigneur de Denant, époux de dame Marie-Jacqueline MESNARD.
La tombe de Louis est située dans l'ancienne Eglise Saint-Christophe à Mesnard-La Barotière avec les armes de ses quatre grands parents, en haut à gauche: MESNARD, en haut à droite: GARNIER, en bas à gauche: GALLIER, en bas à droite: CHABOT (de la famille des ROHAN-CHABOT):

   Pierre tombale Eglise de Mesnard-la-Barotière
 

 XVIII° Degré

Alexandre MESNARD

Alexandre, chevalier, Seigneur de la Godelinière, des Voureils, de Chasnay et autres lieux, né à la Barotière, le 19 mars 1677, épousa, avec dispense du pape du 13 avril 1701, et par contrat passé le 13 mai, devant Pellon et Prévereau, Marie-Jacqueline FOUCHER, dame de Sainte-Flaive, veuve de Jean MAYNARD, chevalier, Seigneur en partie de la Barotière, son cousin germain. Alexandre fut maintenu dans sa noblesse par M. De Richebourg, intendant du Poitou, le 27 juillet 1715. Il laissa de son mariage :
1)  Alexandre qui suit,
2)  Marie-Jacqueline, mariée d’abord avec François-Florent DUCHESNE, chevalier, Seigneur du Mesnil et de Denant, et, en seconde noces, avec Dominique de JOUIN, gentilhomme du duc d’Orléans, capitaine au régiment de cavalerie de Chabrillant.

 XIX° Degré

Alexandre MESNARD

Alexandre, chevalier, Seigneur de Chasnay, des Voureils, et autres lieux, capitaine au régiment de l’Ile de France (infanterie), partagea la succession paternelle avec sa soeur, le 26 août 1732, et passa avec elle une transaction au sujet de différents qui s’étaient élevés entre eux relativement à ce partage,  le 25 avril 1744. Alexandre MESNARD acquit d’Anne-Renée de BESSAY, veuve de Louis de la ROCHE-SAINT-ANDRE, chevalier, Seigneur de Lespinay, les terres seigneurales des Ardias, de la Privoisière et des Juraires. Le 24 juin 1758, il reçut du maréchal de Seneterre des lettres de convocations au ban de la noblesse de Poitou, pour se rendre en armes sur les côtes de Saintonge et du pays d’Aunys, que les anglais menaçaient. Il avait épousé en première noce Anne SURINEAU, dont il n’eut pas d’enfants, et en seconde noce par contrat passé devant Esnard, notaire de la Châtellerie du Lieudieu, le 16 juin 1733, Marie-Madeleine BUOR de la VOY, fille de Gabriel BUOR de la VOY, chevalier, Seigneur de la Gobinière, et de Madeleine THOMAS de la FORESTRIE, Alexandre eut de sa dernière femme :
1)  Alexandre-Bonaventure, qui suit,
2)  Louis-Marie-Pierre, chevalier, tué au siège de Nantes le 27 juin 1793:

 

Louis-Marie-Pierre MESNARD                        Un Billet de l’Armée Catholique et Royale (Guerres de Vendée)

Voir aussi les Mesnard-Maynard et la Révolution et l'Emigration.

 XX° Degré

Alexandre-Bonaventure MESNARD

Alexandre-Bonaventure, chevalier, Comte de Mesnard, Seigneur de la Barotière, de Chasnay, et autres lieux, commandeur de Saint-Lazare, chevalier de Saint-Louis, né le 8 mai 1734. Reçu page de la grande écurie en 1751, il fut ensuite capitaine au régiment royal (cavalerie), avec le rang de lieutenant-colonel, fit toutes les campagnes de la guerre de sept ans, se trouva en 1758 aux batailles de Crevel et de Lutzelberg, où il fut blessé, et combattit en 1760 à celle Corback. Il obtint, par lettres patentes de décembre 1766, l’érection en Comté, sous le nom de Comté de Mesnard, de sa terre de la Barotière. Il fur nommé gentilhomme de la Chambre du comte de Provence, le 4 janvier 1772. Il fit ses preuves pour monter dans les carrosses du Roi devant Chérin, fut breveté mestre de camp de cavalerie, le 9 juin 1772. Nommé capitaine des gardes de la porte de "Monsieur", le comte de Provence le 1er mai 1777. Il émigra en 1791, et rempli à Coblence les fonctions d’adjudent-général. Il y mourut en 18 mars 1792. M. le comte de Provence qui l'affectionnait beaucoup lui fit faire de belles obsèques malgré la pénurie de ressources.
 
 

Alexandre-Bonaventure MESNARD

Il avait épousé, par contrat passé devant Lasnonnier, notaire des baronnies de Mareuil et de laVielle-Tour, le 21 mai 1764, Marie-Eleonor-Elisabeth de la BOUCHERIE du MARGNAT, fille de N. De la BOUCHERIE du MARGNAT, écuyer, et de dame Marie-Charlotte de la VILLE de FEROLLES, veuve de Jacques-Germanicus MAYNARD, chevalier, Seigneur de Passy, membre de la branche aînée des barons du Langon. Marie-Eléonore-Elisabeth de la BOUCHERIE mourut la jambe cassée en Vendée sans avoir pu franchir la Loire avec la Marquise de la ROCHEJACQUELIN lors de la Grande Virée de Galerne (mémoires de la Marquise de la ROCHEJACQUELEIN).
De ce mariage sont issus :
1) Marie-Antoine-Alexandre-Dieudonné-Edouard, Comte de Mesnard, capitaine-colonel, en survivance des gardes de la porte de Monsieur, fusillé dans la plaine de Grenelle le 12 octobre 1797, ci-dessous en XXI-1°.
2)  Louis-Charles-Bonaventure-Pierre qui suit en XXI-2°,
3)  Marie-Bénigne-Eléonore-Désirée, mariée à Pierre-Honoré-Victor de CONRARD de MAHE.
 
 

XXI-1° Degré

Marie-Antoine-Alexandre-Dieudonné-Edouard de MESNARD
 

Marie-Antoine-Alexandre-Dieudonné-Edouard, Comte de Mesnard, capitaine-colonel, en survivance des gardes de la porte de Monsieur.

Marié à Louise-Josephine de CAUMONT la FORCE,soeur du duc de la Force et de la célèbre Mme de Balbi en 1784. Louise-Josephine était la petite-fille de la marquise de Caumont, gouvernante des enfants de M. le comte d'Artois. Elle était d'une grande beauté, elle avait 12 ans quand elle a épousé Edouard qui en avait 17. Aussi raconte-t on que M. et Mme de Mesnard allant, avec le marquis et la marquise de Chabrillan, rendre visite au maréchal de Richelieu, le vieux maréchal leur dit galamment que le nombre de ses années dépassait celui réuni des jeunes visiteurs.
La comtesse de Mesnard était à Valencienne lorsque M. le comte d'Artois y vint après la prise de la Bastille attendre ses fils, le duc d'Angoulême et le duc de Berry. Elle fut une des premières à émigrer avec sa soeur la comtesse de Balbi.
Bientôt le Alexandre-Bonaventure, comte de Mesnard, avec ses deux fils Edouard et Charles, prit lui-même le chemin  de l'émigration. Après le décès de son père à Coblence, Edouard et Charles munis de faux passeports, traversant la France, vinrent à la Barotière porter des consolations à leur mère et à leur soeur, Mme de Mahé, à qui Edouard confia la garde de son fils, le petit Stanislas. Sa fille Zénobie était restée à Coblence avec sa mère. Les deux frères parvinrent à s'embarquer à Boulogne pour Ostende, d'où ils gagnèrent l'armée des Princes et prirent part à la campagne de Valmy. Lorsque la Vendée s'est soulevée, les habitants du bourg de Mesnard se joignirent soit à l'armée de Charette, soit à la grande armée vendéenne. La comtesse de Mesnard, sa fille Mme de Mahé et le petit Stanislas suivirent la grande armée. Déjà le chevalier Louis-Marie-Pierre de Mesnard, seigneur de la Sicaudière, beau-frère de la comtesse de Mesnard avait été tué le 29 juin 1793 à l'attaque de Nantes. La marquise de la Rochejaquelin parle dans ses mémoires du triste état dans lequel elle vit au passage de la Loire la comtesse de Mesnard, qui devait mourir à Ingrandes, et du dévouement de sa fille.
Edouard, comte de Mesnard, se fit déposer en 1796 par une frégate anglaise au Clos-Poulet et vint combattre en Bretagne, où la lutte était encore vive. Il fut blessé et se rendit secrètement à Paris pour tenter d'amener Barras à des projets de Restauration. Dénoncé par le chirurgien qui l'avait soigné, il fut arrêté à Passy, à la suite du 18 fructidor. Conduit à la prison du Temple (voir  "Mémoires de ma détention au Temple" 1797-1799, publiée par Victor Pierre à Paris 1903 chez Alphonse Picard éditeur) et condamné à mort comme émigré rentré, par une commission militaire le 10 octobre 1797. Il fut conduit dans la plaine de Grenelle, le 12 octobre 1797, et il y reçut la mort sans pâlir. L’ « Echo de l’Europe » du 19 octobre 1797, rend compte de sa fin courageuse.
Tiré du livre "La cour de Charles X" par Imbert de Saint-Amand (1892):
"... Edouard, Comte de MESNARD, marié à Melle de Caumont-Laforce, fille de l'ancienne gouvernante des enfants du Comte d'Artois (Charles X), et soeur de la Comtesse de Balbi. Le Comte de MESNARD, qui étant rentré secrètement à Paris, y fut fusillé comme émigré, le 27 octobre 1797, malgré tous les efforts que la femme du Général Bonaparte fit pour le sauver. Lorsqu'il allait au supplice, ses regards se croisèrent, sur le boulevard, avec ceux d'un de ses amis, le marquis de GALARD, rentré avec lui secrètement d'émigration. Le condamné eut la présence d'esprit d'avoir l'air de ne pas le reconnaître le passant, et celui-ci fut sauvé, comme il le racontait lui-même avec émotion soixante ans plus tard."
Dans  la
Revue Historique de l'Ouest (Nantes), l’histoire d’Edouard est décrite en termes élogieux. On y trouve le texte de la lettre du futur Louis XVIII écrite depuis Blakenburg où il était en exil à Charles, son frère cadet devenu ensuite Pair de France, texte dont la reproduction de l’original est donné ci-dessous :


Lettre du futur Louis XVIII à Louis-Charles-Bonaventure-Pierre pour l'assassinat de son frère Edouard à Grenelle

Charles était encore chevalier à ce moment là, car le titre de comte passait au frère cadet après la période de deuil d’Edouard son frère aîné.
Voir aussi les MESNARD-MAYNARD et la Révolution et l'Emigration.

Cartouche:
"Marie Antoine Alexandre Dieudonné Edouard Comte de MESNARD
Combattit à l'armée de Condé et en Bretagne
1767-1797"

Il eut pour enfants :
1)  Ladislas (XXII°), mort sans descendance en Russie en 1813 comme officier de l'armée française au cours de l’une des batailles (inconnue) de Napoléon. D’autres sources -dont la
Revue Historique de l'Ouest (Nantes)- citée ci-dessus donnent Ladislas mort dans les armées Russes contre les français. Ceci est quelque peu étonnant vu les efforts faits par Joséphine de Beauharnais épouse à l’époque du général Bonaparte pour sauver son père peu avant son exécution alors que Ladislas était très jeune. La mère de Ladislas le savait et l’avait naturellement dit à son fils. Il aurait donc été incompréhensible de voir Ladislas se battre contre Napoléon, celui qui avait été le camarade de classe à Brienne de son oncle Charles, le futur Pair de France. Enfin un oncle de la branche aînée du Langon, le baron Jules de MAYNARD était au même moment officier dans l’armée de Napoléon où il a fait une action d’éclat.
2)  Zénobie-Joséphine-Alexandre, qui épousa en 1808 Hilarion-Gabriel-Amédée-Louis, marquis de LORDAT, d’une des plus anciennes familles du Midi.


 

Louis-Charles-Bonaventure-Pierre, Pair de France                                                       Retour au début de cette page
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