Généalogie Mesnard-Maynard

 

 
 BIENVENUE
Origine: Vendée (Poitou, France)
Première trace: 1046 à Talmond (Vendée)
Filiation suivie à partir de 1382
Devise: "Pro Deo et Rege"

Le XVIII° et XIX° Siècle, branche du Langon

Pour m'écrire:

 mesnard{tiret}maynard
{a t} wanadoo.fr

 

 

Sommaire


Branche des barons du Langon

XV° Degré

Jacques MESNARD

Jacques MESNARD, chevalier, Baron du Gué-Sainte-Flaive, Seigneur de la Vergne-Cornet et autres lieux. Fils aîné de Jean MAYNARD et de Marie-Jacqueline FOUCHER au XIV°, il épousa à l'âge de 21 ans, par contrat passé devant Thoumazeau et L. Blayneau, notaires du marquisat de la Chaise, le 24 septembre 1705, Bénigne-Marguerite JODOUIN (ou JAUDOUIN) âgée de 20 ans, fille d’Alexandre JODOUIN (ou JAUDOIN), chevalier, Seigneur de Marmande, Passy et la Mothe-de-Frosse, et de dame Bénigne de la VARENNE. Le mariage eut lieu à l'église trois jours plus tard le 27 septembre 1705 à Fougéré. Jacques vendit par contrat passé le 11 octobre 1715 la terre de Sainte-Flaive à François de GRANGES de SURGERES, chevalier, marquis de PUYGUYON, lieutenant-général des armées du Roi, agissant pour Alphonse SALGUES, marquis de LESCURE, capitaine des Dragons au régiment de Bauffremont, et pour dame Elisabeth-Henriette de GRANGES de SURGERES, dame de LESCURE, son gendre et sa fille. Dans l’acte de session, le vendeur se réserve le droit de conserver le titre de baron de Sainte-Flaive.
Ses enfants furent :
1) Jacques-Germanicus, Seigneur de Passy, dont la veuve, Marie-Eléonore-Elisabeth de la BOUCHERIE, épousa en seconde noces, Alexandre-Bonaventure MESNARD, chevalier, Comte de MESNARD, petit-fils d’ Alexandre MESNARD cité en XIV°. Marie-Eléonore-Elisabeth de la BOUCHERIE mourut la jambe cassée en Vendée sans avoir pu franchir la Loire avec la Marquise de la ROCHEJACQUELIN lors de la Grande Virée de Galerne (mémoires de la Marquise de la ROCHEJACQUELEIN).
Armes des la Boucherie: 
2) François-Henri, qui suit :  
 

XVI° Degré

François-Henri MESNARD

François-Henri, chevalier, Seigneur du Pont de la Pierre, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel d’infanterie. Il se maria, par contrat passé devant Crassous et Fleury, notaires royaux, à la Rochelle, le 12 février 1744, avec Marie-Ester BROUSSARD, fille de feu Daniel BROUSSARD, d’une famille d’échevinage et de robe de cette ville et de demoiselle N. BERAUDY. François-Henri n’eut qu’une seule fille de son union, qui fut :

Marie-Bénigne, épouse François-Germanicus-Bonaventure MAYNARD, Seigneur de Saint-Gillet, son oncle.
Marie-Bégigne tenta de récupérer ses biens à la fin de la Révolution auprès du Bureau de la Liquidation, ceux-ci avaient été confisqués pour émigration du propriétaire François-Germanicus-Bonaventure son mari et cinq de ses enfants. Elle y réussit en partie :


1° page                                                                              dernière page


Pages 2 et 3, qui montrent le début de l’inventaire des biens et la liste des ayants droits. La logique de la république était la suivante:
cinquième neuvième des biens devaient revenir à l’Etat, soit les biens de ceux qui avaient émigrés, tel qu’indiqué en page 2.


Première Branche : Barons du Langon

XVII° Degré

François-Germanicus MESNARD

François-Germanicus, chevalier, deuxième fils de Jean MAYNARD et de Marie-Jacqueline FOUCHER au XIV°, épousa par contrat passé devant Boiffard et Lambert, notaires Royaux, à Saint-Maixent, le 14 février 1719, Marie-Louise JAUMIER, fille de François JAUMIER, chevalier, Seigneur de la Barbelinière, et de Marie PALLARDY. Jean JAUMIER, chevalier, Comte de Saint-Gouard, oncle de l’épousée, lui donna, à l’occasion de ce mariage, la propriété et la jouissance de la terre de la Mosnerie, dans la paroisse des Moutiers-sous-Chantemerle, pour en jouir à partir du jour de la bénédiction nuptiale. François eut de son mariage deux enfants :
1) François-Germanicus-Bonaventure, qui continue la descendance ;
2) Marie-Thérèse, religieuse à la communauté de Sainte-Geneviève à Paris. 


Donation faite par François-Germanicus MESNARD et sa femme Marie-Louise JAUMIER à leur fils François-Germanicus-Bonaventure MESNARD en 1759

XVIII° Degré


François-Germanicus-Bonaventure MESNARD

François-Germanicus-Bonaventure, chevalier, Seigneur de Saint-Gillet, lieutenant de cavalerie au régiment de Talleyrand, épousa, au Château de Passy, paroisse de Corps, devant Fèvre et Chouteaux, notaires, à Mareuil, le 21 Avril 1760, Marie-Bénigne MAYNARD (voir ci-dessus Bureau de la Liquidation), sa nièce, fille unique de François-Henri, chevalier, Seigneur du Pont de la Pierre, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel d’ infanterie, et de Marie-Ester BROUSSARD. Ils furent mariés à l’ église le 22. La baronne de Sainte-Flaive, la grand-mère de la mariée, lui donna en dote la terre de Saint-Gille. L’entérinement du testament d’Antoine-Charles-Henri d’ ARCEMALE, et l’acte passé à cette occasion à Fontenay, le 22 octobre -1769, nous fait connaître quels étaient alors les membres existants de la famille. On y voit en effet, intervenir François-Germanicus-Bonaventure MAYNARD, chevalier, Seigneur de Passy; dame Marie-Bénigne MAYNARD sa femme; Alexandre-Bonaventure MESNARD, chevalier, Comte de MESNARD, héritiers présomptifs dudit Antoine-Charles-Henri d’ ARCEMALE, chevalier, Baron du Langon, leur parents, à cause de Marie-Jacqueline FOUCHER, dame de Sainte-Flaive, fille unique de Germanicus-François FOUCHER, chevalier, Baron de Sainte-Flaive, et de dame Jacqueline d’ ARCEMALE, mariée comme nous l’ avons vu, le 27 février 1683, à Jean MAYNARD, chevalier, Seigneur de la Barotière, de la branche aînée, puis, en seconde noces, avec dispense du Pape, le 13 avril 1701, à Alexandre MESNARD, chevalier, Seigneur de la Godelinière, cousin germain de son premier mari.
François-Germanicus-Bonaventure eut pour sa part, dans la succession de Henri d’ ARCEMALE, la baronnie du Langon, terre considérable du Bas-Poitou, et sous ce nom a été identifié le titre de baron, en plus de la baronnie du Gué-Sainte-Flaive.

Testament d’Antoine d’ARCEMALE le 22 octobre 1769


François-Germanicus-Bonaventure est resté en Vendée pendant la Révolution, il fut inscrit sur la liste des suspects et soumis, pendant un an environ, à une détention préventive. Il sortit après le 9 thermidor.
Il mourut au Langon le 26 octobre 1797. Il avait eu de son mariage dix-sept enfants, la plupart morts en bas âge. Voici ceux qui vivaient au moment de la Révolution :
1) Bénigne-Germanicus-Bonaventure-Louis, qui continue la descendance,
2) Marie-René-Bonaventure, dit le chevalier de MAYNARD, qui fit, le 25 mars 1782, ses preuves de page à la grande écurie, devant d’ HOZIER. Il servit comme sous-lieutenant, en 1787, au régiment de dragons de Boufflers, et rejoignit, en 1793, l’ armée de Condé, où il fut nommé sous-lieutenant au régiment noble à cheval de Berry. Il fit avec distinction les campagnes de 1793 à 1799, et en partie celle de 1800, ainsi que l’atteste une lettre de M. le duc de Berry, en date du 1er septembre 1817. (« portion à rendre » indiquée à la main en page 2 dans le document
Bureau de la Liquidation ci-dessus)
3) Honorée,
4) Renée-Emilie, décédée sans alliance le 5 septembre 1851,
5) Bonaventure-Fidèle, chevalier de Malte, mort en émigration dans le régiment de Saxe, (« portion à rendre » indiquée à la main en page 2 dans le document
Bureau de la Liquidation ci-dessus)
6) Henri-Marie-Richard, reçu page en 1784, mort en émigration dans le régiment de Saxe,
7) Aimé-Bonaventure-Benjamin, relaté au degré XIX-2.  
8) Jacques-Bonaventure, émigré amnistié en l’an XI.

Voir aussi les Mesnard-Maynard et la Révolution et l'Emigration

 XIX° Degré



Bénigne-Germanicus-Bonaventure-Louis de MAYNARD

Bénigne-Germanicus-Bonaventure-Louis, chevalier, Seigneur de Passy, sous-lieutenant au régiment de Languedoc (dragons),épousa, par contrat passé par Millouain et P.-J. Fillon, notaires, à Fontenay-Le-Comte, le 9 février 1784, Louise-Adélaïde-Charlotte RACODET, fille mineure de Charles RACODET, chevalier, Seigneur de la Vergnay, et de feue dame Jeanne-Marguerite BOUTOU de la Baugisière. Peu de temps après son mariage, Melle RACODET hérita de la terre de la Baugisière de Jeanne-Louise-Modeste BOUTOU, sa tante maternelle. Nous avons inséré plus loin une note détaillée sur cette famille. Comme la Baugisière, résidence de la branche aînée des MAYNARD, leur a appartenu pendant plus de cinq cents ans, nous avons pensé devoir leur consacrer un article spécial depuis le XIII° siècle jusqu’à la Révolution.
Bénigne-Germanicus-Bonaventure-Louis quitta le service peu après son mariage, émigra au moment de la Révolution, et entra à l’armée des princes, où il servit dans les chasseurs nobles. Il se réfugia ensuite à Hambourg. Mme de MAYNARD, restée à la Baugisière, pour sauver la fortune de ses enfants, fut emprisonée à Fontenay, au mois de mars 1793 , et délivrée à la prise de cette ville, par l’armée vendéenne, le 25 mai suivant, mais elle fut de nouveau incarcérée à la fin de 1793 et envoyée à Celles. Elle en sortit après le 9 thermidor. Dans l’intervalle qui s’écoula entre ses deux captivités, Mme de MAYNARD sétait tenue pendant plusieurs jours avec ses enfants cachée dans le bois de la Baugisière, où un garde, au péril de sa vie leur apporta de la nourriture. A la mort de ce garde, on découvrit sur lui les stigmates des condannés.
M. de MAYNARD, revenu dans sa patrie, suivit bientôt dans la tombe Melle RACODET. Il mourut au Langon le 31 décembre 1820. Il avait eu de son mariage :
1)  Adèle, décédée sans alliance en 1826,
2)  Léontine-Marie-Renée, mariée à Florent-Daniel de GUINEBAULD, dont elle n’eu pas d’enfants,
3)  Bonaventure-Louis-Germanicus-Jules, dont le fils unique Gaston n'aura pas de descendance (voir ci-dessous),
4)  Caroline, supérieure du couvent des Ursulines de Jésus, à Luçon. Décédée à Luçon le 3 février 1871.
5)  Arsène, religieuse aux Ursulines de Jésus, décédée en 1851, à Chavagnes. Mort le 29 mars 1853 à Chavregne.
6)  Zénobie, religieuse aux Ursulines de Jésus, décédée en 1849, décédée le 6 février 1849, à Chavregne.
7)  Alphonse-Aimé-Anne-Paul, qui continue la descendance.

Voir aussi les Mesnard-Maynard et la Révolution et l'Emigration.  
 

 XX° Degré

Bonaventure-Louis-Germanicus-Jules de MAYNARD

Bonaventure-Louis-Germanicus-Jules, baron de MAYNARD, né le 7 février 1788 à Saint-Michel le Clouq (Vendée). Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur, officier supérieur de la Garde Royale, démissionnaire en 1830, a épousé, le 6 juin 1826, par contrat de mariage signé par Charles X, Marie-Antoinette-Françoise BAUDON d’ISSENCOURT, fille du comte BAUDON d’ISSENCOURT et de Frédérique-Wallburge-Antoinette de LILIEN, dont la mère, Claire de LIGNEVILLE, dame étoilée de l’Ordre de Marie-Thérèse, soeur de Charlotte de LIGNEVILLE, mère de  M. D’ISSENCOURT, avait épousé Alexandre, baron de LILIEN, chambellan de Joseph II, Empereur d’Allemagne.

Une action d'éclat...


Jules, Baron de MESNARD, Officier Supérieur
Officier de Saint-Louis et Légion d'Honneur

De ce mariage est issu :

- Gaston, (XXI°) baron de MAYNARD, attaché au Ministère des Affaires Etrangères, 1er Secrétaire d’Ambassade, Ministre de France à Lisbonne, Commandeur de la Légion d’Honneur, auteur d'un mémoire sur une alliance possible avec la Russie. Mort sans descendance en 1914.
Le titre de baron passe alors à son neveu Christophe-Louis, aîné de la famille au décès de Gaston

XX°-2 Degré 

Alphonse-Aimé-Anne-Paul de MAYNARD

Alphonse-Aimé-Anne-Paul, chevalier, frère de Bonaventure-Louis-Germanicus-Jules, est né le 26 janvier 1801 (le 6 Pluviose  de l’an IX) dans la commune de Saint-Michel-le-Cloucq (Vendée). Il se maria le 30 mai 1825 à Ville-le-Marclet (Somme) avec Armande du CHILLEAU, née le 3 Fructidor de l’an IX à Paris (7°), fille du comte du CHILLEAU et petite nièce de Jean-Baptiste du CHILLEAU, aumônier des reines Marie LECZINSKA, Evêque de Chalon-sur-Saône, en 1871, archevêque de Tours et Pair de France sous la Restauration. Alphonse-Aimé-Anne-Paul est décédé à Cénac le 4 novembre 1884 chez sa fille Isabelle.

Jean-Baptiste du CHILLEAU, aumônier des reines Marie LECZINSKA et Marie-Antoinette,
évêque de Chalon-sur-Saône, en 1871, archevêque de Tours et Pair de France sous la Restauration

De ce mariage sont nés :
1)  Christine, décédée en 1848,
2)  Rodolphe, lieutenant au 4° chasseurs à cheval, auteur de la branche aînée (orthographe MESNARD)
3)  Gédéon, sous-officier au 6° chasseurs, auteur de la 1ère branche cadette, (orthographe MAYNARD)
4)  Macchabée, sous-officier au 7° chasseurs, auteur de la 2 ième branche cadette, (orthographe MAYNARD)
5)  Isabelle,
6)  Henri, engagé volontaire aux Zouaves, auteur de la 3 ième branche cadette, (orthographe MAYNARD) décédé le 26 juin 1912 à Luçon :

Faire part de décès d’Henry (donné à tort comme Baron) de MAYNARD

 XXI° Degré

Rodolphe-Bonaventure-Anne-Roch de MESNARD

Rodolphe-Bonaventure-Anne-Roch, chevalier,  né le 9 mars 1829 au Château de la Gibonnière, commune de Saint-Cyr-les-Gêts (Vendée), fit ses études secondaires au Ciollège religieux de Fontenay-le Comte (Vendée). Reçu plus tard à Saint-Cyr il fut réformé à la visite médicale pour maladie de coeur, on l’avertit qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre... et il mourût à 89 ans.
Ne pouvant rentrer à Saint-Cyr, il réussit à s ‘engager dans la cavalerie par le rang et rentra ensuite à Saint-Cyr où il fut reçu alors et en sorti sous-lieutenant de cavalerie, il fit ensuite le Cadre Noir à Saumur. En 1852, comme lieutenant, Rodolphe participa à la campagne du Bas-Dahra sous les ordres du Général LAPASSET. Il stationna à Cassaigne puis resta six ans comme chef de poste à Neckmaria. Rentré en France il donna sa démission de l’armée parce que son colonel lui refusa une permission de longue durée pour se marier. Il se maria le 17 avril 1860 avec Marie, Césarine, Berthe de BEAUROYRE-VILLAC née le 25 juillet 1839 à Veuilly-la-Poterie (Aisne) fille unique du Vicomte de BEAUROYRE-VILLAC et d’Hélène de BEAUROYRE (sa cousine). Ces BEAUROYRE étaient issus d’une vielle famille féodale, aux armes et à la devise parlante : trois serres d’aigle sur fond d’azur, devise : « Serre et jamais ne desserre ». Hélène de BEAUROYRE est décédée le 22 mars 1915 en Algérie :


Faire part de décès d’Hélène de BEAUROYRE


De leur mariage naquit  12 enfants :
1)  Ferdinand, né le 25 février 1861, décédé avant 1914, donc avant Gaston sans postérité mâle,
2) Christophe-Louis, né le 26 mars 1862, appelé Louis, qui continuera la descendance,
3)  François, né le 29 décembre 1869, sans descendance,
4)  Jeanne, née le 10 décembre 1871,
5)  Antoine, qui à la suite de convulsions enfantines resta hémiplégique et aveugle, sans descendance,
6)  Henriette, née le 6 décembre 1876,
7)  Anne-Marie, née le 27 janvier 1879,
8)  Marie-Caroline, en mémoire de la Duchesse de Berry, née le 30 juin 1881, filleule de sa tante Marie-Caroline de MESNARD, fille unique de Charles-Ferdinand, Windsor, Comte de MESNARD et de Flora de BELLISEN.
Quatre enfants moururent en bas âge, tous naquirent au château de la Bastille à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), sauf Antoine qui naquit au château de Boisseuil (Dordogne).

En 1862 mourrait sans postérité mâle Charles-Ferdinand, Windsor, Comte de MESNARD, il était le seul fils de Louis-Charles, Bonaventure, Pierre Comte de MESNARD et Pair de France, le titre et les armes revenaient donc à l’aîné du second rameau de la branche aînée, en l’occurrence Rodolphe. L’aîné du premier rameau de la branche aînée étant à l’époque Gaston, Baron de MAYNARD, 1er secrétaire d’Ambassade.
A la guerre de 1870, Rodolphe fut rappelé à l’activité comme Lieutenant-Colonel, il fonda le 95° Régiment de Territoriale, qu’il équipa à ses frais. Dans ce régiment, ses deux frères cadets, Machabée et Gédéon, qui étaient jumeaux servaient comme Chef de Bataillon. Les mobiles voulaient déclencher la Commune à Toulouse dans cette ville. Rodolphe, qui venait de recevoir le commandement du camp de Toulouse, décréta une revue pour la prise de son commandement. Après la revue il ordonna aux Mobiles d’avancer et de former les faisceaux avec leurs fusils. Il fit alors passer ses troupes entre celles-ci et les Mobiles et les désarma ainsi. Pour cette action il fut fait Chevalier de la Légion d’Honneur.


Rodolphe-Bonaventure-Anne-Roch de MAYNARD



XIX°-2 Degré

Aimé-Bonaventure-Benjamin de MAYNARD

Aimé-Bonaventure-Benjamin, frère de Bénigne-Germanicus-Bonaventure-Louis, naquit au Langon le 4 octobre 1775. Il était le dix-septième enfant de François-Germanicus-Bonaventure MAYNARD, baron du Langon, et de Marie-Bénigne MAYNARD (voir ci-dessus le Bureau de la Liquidation). A seize ans il émigra en 1791. Il servit d’abord à l’ armée des princes, dans les hussards de Saxe, puis passa en Angleterre, prit part à l’ expédition de Quiberon, et fut du petit nombre des royalistes que les chaloupes anglaises tentèrent d’arracher à la mort. Rentré en France, car amnistié le 18 frimaire an XI, il épousa, à Luçon, Henriette-Charlotte BAUDRY d’ASSON. Cette famille était déjà alliée aux MAYNARD et compte parmi ses membres Antoine BAUDRY d’ASSON de Saint-Gilles, l’un des religieux les plus distingués de Port-Royal.
Voir aussi les Mesnard-Maynard et la Révolution et l'Emigration.

Lors du débarquement de Napoléon en Provence et de sa marche à travers la France, Benjamin se rendit à Bordeaux, auprès de M. Le duc d’Angoulême, et reçut de ce Prince l’ordre de favoriser un débarquement d’armes en Vendée. Arrêté aux environs de Saintes,  il fut enfermé dans cette ville et conduit ensuite à Rochefort puis libéré.
Lorsque Louis de la ROCHEJAQUELEIN débarqua en Vendée, le 16 mai 1815, chargé par le Roi de soulever le pays, le chevalier de MAYNARD, vint le joindre à Saint-Gilles, avec Frédéric de BRUC, Ludovic CHARETTE, GOULAINE et plusieurs autres chefs. Il prit part, comme commandant en second de la division des marais de Saint-Jean-de Monts et de Bouin, aux combats de Saint-Gilles et des Mathes, où Louis de la ROCHEJAQUELEIN fut tué, et se distingua par sa valeur dans toutes ses actions qui eurent lieu à cette époque. La seconde Restauration rendit bientôt la paix.
Benjamin de MAYNARD fut nommé par ordonnance royale, en date du 20 mars 1816, commandant de la garde nationale de l’arrondissement des Sables. Sa volonté était de créer une armée potentielle vendéenne de 100.000 hommes pouvant contrebalancer une nouvelle révolution parisienne. Or le projet de dissoudre la Chambre de 1815 était déjà en cours et le 9 août 1816, Benjamin de MAYNARD reçu une lettre du comte de COISLIN, qui commandait le département, et par laquelle ce général, en exécution d’un ordre du ministre de la guerre, lui demandait au nom du Roi de lui faire remise des canons de la division. Il refusa et fit cacher les pièces d’artillerie dans le Marais et ordonna aux gardes nationales sous ses ordres de se réunir le dimanche 8 octobre 1816. Le lendemain M. DE WATER,  préfet du département, prévenu de ce plan le fit arrêter et mettre en prison à Paris. Il  fut libéré le 9 mai 1817 et rentra en Vendée.
Benjamin de MAYNARD reçu le 6 novembre 1822, la croix de chevalier de Saint Louis, et fut nommé maire de la ville de Luçon en 1827. En 1832, son fils et lui prirent les armes lorsque la Duchesse de Berry vint tenter de soulever la Vendée. Ils furent mit hors la loi, tous deux restèrent pendant six semaines cachés dans les bois qui entourent Chavagnes, et parvinrent à gagner Poitiers. Là, ils prirent de faux passeports avec lesquels ils gagnèrent le Luxembourg. Condamnés à mort par contumace, le jugement fut cassé par la cour de Bourges en 1837. Benjamin a fini ses jours à Maison-Rouge où il est décédé le 2 décembre 1858 :



Aimé-Bonaventure-Benjamin de MAYNARD

Il eut de son mariage avec Henriette BAUDRY d’ ASSON :

Charles-Benjamin, (XX°) né le 16 octobre 1809, entré aux pages le 2 octobre 1827, marié en 1837 à Gabrielle-Céline des PRADES, dont :

1)  Stanislas, (XXI°), cousin de Rodolphe, mort sans postérité,
2)  Gabrielle, née à Badiole à Bourg sur la Roche en 1841, morte le 23 août 1890. Elle avait épousé Raymond de LEZARDIERE le 27 août 1867. 


Faire part de décès de Charles-Benjamin, décédé le 22 novembre 1870 au château de Badiole

Faire part de décès de Stanislas, fils de Charles-Benjamin, décédé le 6 juin 1873 au château de Badiole

 

Le XVIII° et XIX° siècle, branche de la Barotière                                                          Retour au début de cette page
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